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    8/18/2008

    Oh la la que tout cela est déjà bien loin, je ne pensais pas que ce pti chalet me manquerait autant ....

    Les jours se suivent et se ressemblent ou presque en vacances. Le rythme est pris et il est doux et lent. On se lève tard, longtemps après les enfants qui se sont entraidés pour préparer le petit-déjeuner sur la terrasse.

    p'ti déj en terrasseDSC04254 par vous Méli par vous

    On traîne avant la douche, fenêtres et portes grandes ouvertes sur au loin ,enfin pas plus de 500m, les bruits des vagues de la mer que l'on surplombe. Les heures chaudes glissent dans la fraîcheur de la maison et nous rejoignons la mer après le goûter, chargés des jeux de plage, du bateau et de la pompe, des serviettes et des nattes, chacun portant ce qu'il peut gérer. Là, il reste à surveiller le duo infernal qui se laisse dériver avec le bateau pneumatique, pécher avec des techniques peu communes, surveiller la naïade qui s'éloigne sans même s'en apercevoir entre deux allées et venues de la mer aux serviettes, surveiller le pti monstre qui n'a peur de rien et qui s'enfonce dans l'eau pour sauter par-dessus les vaguelettes à sa dimension. On entend les cris des enfants qui couvrent ceux des goélands. Mademoiselle Méli creuse sa piscine privée et court avec des seaux pour remplir son bassin qui se vide aussi vite qu'elle le remplit. Tiago laisse ses petites empreintes sur le sable et guette les mouvements de l'eau qui les emporte. Ils se croisent, s'échangent les jeux, les idées, les trouvailles, s'éclaboussent et s'encouragent, se couvrent de sable et courent se rincer. Je guette la lumière sur leur visage, les traces de sel sur leur peau, le vent dans leurs cheveux, tantôt dans l'eau avec eux, tantôt plus loin sur une natte, entre les conversations de ceux qui m'entourent. Mes idées suivent le mouvement des vagues et la course des enfants dont je savoure la liberté qu'ils exposent...

    8/10/2008

    déjà loin .... La mer ....

    J'avais huit ans quand je l'ai vue pour la première fois. J'en avais rêvé bien souvent, me délectant des récits de ceux qui l'avaient approchée. Je pensais que je pourrais courir jusqu'à elle, qu'elle me tendrait des bras chaleureux et que j'aurais un bonheur fou à me laisser bercer... Je me souviens de son parfum salé qui flottait dans l'air, se collant dans les cheveux et sur la peau. Son chant m'a surprise par sa force et sa régularité et quand j'ai voulu la toucher vraiment en me laissant engloutir, j'ai senti combien elle me faisait peur, combien elle était glaciale, combien je ne pourrais pas me laisser submerger parce que j'avais froid, que ma peau se couvrait de frissons, que le contact du sable sous mes pieds m'était très désagréable, que j'avais peur de frôler un poisson, une algue ou un être indésirable autant qu'indésiré. Et puis j'ai perdu pied et j'ai bu la tasse, une overdose de sel qui m'a brûlé le nez, envahissant ma bouche jusqu'au dégoût profond. Ma peau collait, mes cheveux aussi, le sable s' immisçait dans la moindre parcelle de mes chaussures. J'étais déçue : je n'aimais pas la mer...


    Je ne l'aime toujours pas beaucoup mais elle m'apaise. J'apprécie de me mouiller gentiment les pieds et les jambes a condition que la température soit correcte de nager quelques brasses. Je n'aime pas m'y plonger, mais j'aime la regarder, l'entendre et voir les enfants s'ébattre comme je ne l'ai jamais fait. Voir leurs petits pieds attendre les vagues, les entendre crier quand elles arrivent, voir l'eau se reculer en laissant les orteils s'enfoncer dans le sable gorgé d'eau et recommencer encore et encore les mêmes expériences. Les voir ramasser les coquillages, caressant sans vraiment en avoir conscience qu'ils sont tous parfaitement singuliers et qu'ils ont tous une histoire. Les voir sauter par-dessus les vaguelettes, s'effrayer d'un frôlement venu du fond, plonger avec fierté pour montrer leurs progrès, construire des criques, des canaux, des châteaux et laisser, toujours, la mer reprendre possession de son lieu, d'un seul petit coup de vague, pas même capricieux...

    8/19/2007

    Il y a aussi ...


    ... des vergers...
        
    ... des prairies...
      
    ... des sentiers bordés d'églantiers.