Audrey's profileღ♥ Chez Ti Coeur ♥ღ-un t...PhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    9/22/2009

    vous avez le droit ....

    De la craindre, ou de l'attendre...

    Vous avez le droit d'en souffrir,
    Vous avez le droit de bien la vivre...

    Vous avez le droit, sans qu'on vous juge, de rester au lit pendant deux jours, trois jours ou une semaine sans pouvoir vous lever,

    Vous avez le droit d'écouter votre corps qui vous fait trop mal, d'écouter votre tête, votre coeur qui vous disent qu'ils souffrent aussi,

    Vous avez le droit de pleurer parce que vous avez mal, que vous êtes anéantie, parce que vous vous sentez mal, incapable, que vous déprimez,
    Vous avez le droit de verser toutes les larmes qui vous envahissent, parce qu'elles sont salvatrices, et ont une raison d'être,

    Vous avez le droit de vous fermer sur vous-même, de ne pas écouter les phrases qui pourtant vous atteignent "mais allez ma ptite dame, la dame d'à côté, elle y arrive elle, alors pourquoi pas vous?",

    Vous avez le droit de ne pas y arriver, comme la dame d'à côté,

    Vous avez le droit de vous laisser le temps dont vous avez besoin pour pleurer, déprimer, puis vous lever, bouger, l'accepter,

    Vous avez le droit de ne pas faire simplement ce que les autres attendent de vous, et quand ils l'attendent de vous,

    Vous avez le droit de demander de l'aide, quand vous êtes surpassée, quand vous n'en pouvez plus,

    Vous avez le droit d'en vouloir à la Terre entière, parce que cette Terre et ses hommes n'ont pas réussi à vous épargner une souffrance qui vous surprend et vous tue...

    Et... vous avez tout autant le droit d'écouter votre corps quand dès le lendemain vous pouvez prendre votre petit dans les bras sans difficulté aucune,

    Vous avez le droit de rire, d'être heureuse parce que vous l'avez acceptée et que votre bébé à côté de vous vous émerveille, parce que la douleur physique n'entrave pas votre nouveau rôle de maman auprès de votre tout-petit,

    Vous avez le droit d'être fière d'avoir mis au monde votre bébé,

    Vous avez le droit d'être fière d'avoir accepté cette césarienne,

    Vous avez le droit de ne pas culpabiliser de bien la vivre quand d'autres en souffrent...

    Vous avez tous ces droits parce que vous êtes unique.
    La dame d'à côté n'a pas votre corps, votre ventre, votre histoire, votre vie, votre ressenti, vos maux, votre bébé.
    Tout ceci n'appartient qu'à vous seule.
    Mal ou bien vivre une césarienne n'est pas une histoire de volonté, c'est une Histoire de Femme.

     

    Longeville septembre 2009

    9/2/2009

    mon voyage en Terre d'Accouchement, long, difficile et...semé d'embûches

    j'ai dû pleurer toutes les larmes que je pouvais encore laisser couler pour "accepter" cette césarienne.
    Là, pour la césarienne, l'anesthésiste m'injecte ENFIN le produit qui me soulage de ces douleurs insupportables. Je me dis que c'est ça que j'aurais voulu avoir. Et oui, sans sommeil et dans la douleur, je ne pense plus qu'à la stopper cette douleur, l'envie d'avoir la sensation de pousser au moment de l' expulsion est secondaire, parce que lointaine...je ne me voyais même pas accoucher! Je n'étais que douleur.
    Avec tout ce que je me suis pris dans le corps comme anesthésiant, sans plus aucune douleur, et sachant qu'il y avait enfin une issue, à ce moment, je fus soulagée. Oui, l'annonce de la césarienne, après avoir été un douloureux moment d'acceptation, fut un soulagement.

    sur les bords du Morin au Capucins par vous


    Je me suis laissée totalement porter...j'ai lâché prise complètement...je n'ai jamais connu pareil état...j'acceptais tout, rien de pire ne pouvait m'arriver, je souriais pour un rien, tout en ayant l'impression que je ne fonctionnais qu'à moitié, dans ma tête et dans mon corps (ce qui n'était évidemment pas faux pour le corps...ben et pour la tête pas franchement non plus). On m'a installée dans la salle de césarienne. J'avais la tête complètement à plat. Mes deux bras éloignés de mon corps et rattachés à des perfusions, des brassards de tensiomètre, etc... Mes poignets étaient même attachés. Et le champ opératoire, je l'ai eu au niveau du cou. Je n'étais plus qu'une tête. Et encore...je n'étais plus maitresse de rien du tout.

    J'attendais qu'on fasse rentrer Paolo mais rien, ils avaient fermement refusé. Même dans cet état second, il m'était impensable de faire naître Tiago sans qu'au moins son père puisse l'accueuillir. 
    Ils auraient pu faire entrer Paolo dans la salle, mais non,  et l'opération commence. Je sens tout, sans aucune douleur. Je sens qu'on m'ouvre et qu'on "m'écarte" le ventre. Je trouve ça long alors qu'il parait que ça ne dure qu'une quinzaine de minutes. 
    Pendant tout ce temps, le papa aurait pu être derrière moi, sur la gauche, et mon regard se fixer sur lui. Lui, même pas peur, regarderait toute l'opération, enfin de loin. Je l'aurai au moins vu qui contemplait la naissance de notre fils. Et là, même dans ce moment si surréaliste, au moment ou je sens que Tiago sort de mon ventre par cette impression d'un poids qu'on enlève, j'aurai peut etre pu voir la petite larme ou les larmes du père  qui voit son fils naître, et j'aurai pu entendre les premiers pleurs de mon fils. La vision de Paolo et les pleurs de Tiago auraient été alors pour moi les moments les plus beaux que j'aurai pu vivre dans tout ce cauchemar. Et les seuls.


    A la place de tout ca, On me présente Tiago, à ma tête, mais je suis ficelée, je ne suis plus qu'une tête! Je ne peux même pas le serrer, je n'arrive pas à prendre la bonne distance pour bien le voir, et réaliser que c'est mon fils. Je ne peux rien faire. Je voulais avoir du temps, pour lui et moi, pour le mettre au sein. Mais non. Ce que je redoutais est arrivé : j'ai eu cette impression de ne pas reconnaitre Tiago comme mon fils à ce moment...et ce, entre autres, pour des raisons "physiques" : je ne le voyais pas bien, je ne voyais pas à quoi il ressemblait, je ne pouvais le toucher qu'avec ma joue, mes mains ne pouvaient pas le toucher... J'avais envie que ce contact qui ne me convenait absolument pas cesse, qu'on me recouse et qu'on me redonne mon petit dans les bras après, pour que je puisse en profiter pleinement. Je ne voulais pas que cette première rencontre se passe comme ça. 
    Il est ensuite parti avec son père.


    Et vient le moment où on me recoud. Euh...l'aspirateur là, je sens que ça fait un peu froid...et ce que vous faites, là...ça me fait mal...oui oui, ça me fait mal, plus ça va, plus je sens la douleur...je crie même un aïe! Et le chirurgien me pose la question la plus stupide que j'ai pu entendre " mais c'est quoi qui vous fait mal?". PEUT-ETRE QUE JE SUIS EN TRAIN DE SENTIR TES INSTRUMENTS ME TRITURER LES VISCERES NON???!!! enfin ca, ca a été pensé et non crié ... dommage. L'anesthésiste fronce les sourcils, il a l'air dépité, je lui explique que je commence VRAIMENT à sentir les douleurs, que ça commence à ne plus aller, et là hop, trou noir,il a surement dû me réinjecter une ptite dose pour que je sois stone ....

    Parce que j'étais dans le gaz, dans une fatigue intense et artificielle, cumulée en plus à la fatigue réelle de ce long périple. J'ai le sentiment de ne pas avoir vécu tout ce qui a pu se passer durant cette journée, comme si ce qui m'arrivait ne m'appartenait pas. Il n'y a qu'après, des jours plus tard, que je me suis posé des questions, que je me demande tout ce qui s'est passé. Parce que cette première journée de naissance de Tiago est donc la première où je l'ai mis au sein. Et je ne me souviens pas de la première tétée...je n'en ai aucun souvenir. C'est donc pour moi un drame de plus. J'ai loupé cette autre rencontre avec lui, je ne m'en souviens même pas!

    Et bien évidemment, c'est la deuxième étape de mon récit, je n'ai vraiment pas été aidée du tout à mon retour dans cette chambre où m'attendait un papa et son bébé et des grands parents déjà gaga de leur pti fils.
    J'étais bloquée le premier jour dans le lit, du fait de la césarienne. Je dépendais donc totalement du personnel si je voulais prendre mon bébé, ou même ne serait-ce que lever le dossier du lit! et je crois que cest ca le pire a vrai dire ...

    Je devais donc sonner pour tout ce que je voulais faire. Et bien évidemment, du coup, aucune mise au sein n'a été faite sans personne, pour voir comment lui et moi on pouvait simplement se découvrir. Depuis le début, j'avais quelqu'un qui me disait comment faire, et ce, à chaque mise au sein. Je n'avais plus de marge de liberté, d'essayer par moi-même, et de demander conseil seulement s'il y avait un problème.

    Et bien évidemment personne n'avait la même technique, ni le même discours.
    Tiago avait du mal à téter et était aussi endormi que moi ....

    Je me rappelle d'une sage femme qui n'avait aucun tact, elle faisait avec moi comme elle faisait avec toutes les autres mamans. Elle prenait le bébé  , me le flanquait au sein, me pinçait le téton pour le mettre dans la bouche de Tiago toujours sans rien me demander ou m'expliquer, et ça devait marcher comme ça. Au départ, comme j'avais ces fortes douleurs de la césarienne, et que surtout, c'était mon premier bébé, que maman n'était pas là tout le temps pour m'apprendre à donner le sein par exemple, je ne disais trop rien et essayais de me fier à ce qu'elle pouvait dire. Mais quand j'ai repris des forces et que je faisais attention à ce qu'elle pouvait dire, j'ai essayé de lui faire comprendre, paolo aussi, qu'on était pas du tout d'accord avec ce qu'elle disait. 
    Et surtout, au 4e jour, alors que Tiago n'etait toujours pas très actif au sein, que j'allais de plus en plus mal moralement, elle me dit que ça ne pouvait pas continuer comme ça, que j'étais sa mère, que j'étais responsable de lui, que je ne devais pas le laisser sans nourriture, que je devais le prendre en charge, parce que sinon, on le transfère et on le perfuse direct. J'ai éclaté en slanglots en lui criant à la face que ce n'était pas comme ça qu'elle m'aidait. Comment voulez-vous être détendue et se sentir mieux si on vous fait comprendre que vous êtes nulle et qu'on vous parle de perfuser votre enfant?! 


    A partir de ce moment, je ne l'ai pratiquement plus vue. Par contre, après, j'ai eu droit à la visite d'une de ses collègues, aussi compétente humainement qu'elle. Je venais, pour la première fois, de passer une tétée d'un quart d'heure à chaque sein, j'étais absolument ravie, je pensais que ça y est, c'était parti. Mais ce que je ne savais pas et qu'on ne m'expliquait pas, c'est que je n'avais pas encore assez de lait pour le nourrir réellement. Cette femme arriva donc avec la courbe de poids pour bien me montrer que là fallait plus déconner, il était en danger et il fallait absolument lui donner un "complément". Après ce sentiment si joyeux que tout allait rentrer dans l'ordre, elle venait me saper le moral en me disant "mais oui mais on peut pas le laisser sans rien boire! Il était au sein oui, mais ça veut rien dire, y'a sûrement rien pour l'instant!" Cette c****sse ensuite s'expliquait tellement mal que je refusais tout bonnement de lui donner autre chose que mon lait. Elle se mit sur la défensive et me répondit "écoutez, moi je vous informe, maintenant si vous refusez j'y peux rien, je vais prévenir le pédiatre". 
    Bien heureusement le pédiatre est arrivé et m'a expliqué le problème, qui n'était pas grave, et m'a expliqué que le complément serait donné non pas au biberon mais comme je le voulais, à la seringue par exemple, pour la nuit après chaque tétée et qu'on réévaluerait le lendemain, que ce n'était que transitoire, le temps qu'il reprenne du poids. C'était pourtant pas compliqué de me l'expliquer comme ça! J'aurais jamais refusé un complément si j'avais vraiment compris les enjeux.

    Mon séjour dans cet hôpital, du début à la fin, a été l'une des pires périodes de toute ma vie, alors que ça aurait dû être l'une des plus heureuses. Bien entendu et heureusement il y a eu aussi du personnel compétent et humain qui a su voir la nuit où j'ai complètement craquée et qui a su prendre le temps de rester avec Tiago et moi le temps d'un peau à peau pour se découvrir et que TIago aille chercher de lui même ce lait qui tardait à venir a cause de tous les anesthésiants ...

    Petit Gavroche par vous


    Attention, je n'ai pas envie d'entendre que je dois relativiser, que finalement, je n'ai pas eu de complications, que bébé et moi on va bien, que je me plains de choses futiles ou autres...je livre ici mon expérience et mon ressenti, et j'interdis à quiconque d'y porter un jugement. Je tiens à donner mon témoignage, pour qu'on puisse me comprendre, pour que d'autres qui se reconnaissent parfois dans certaines expériences de mon témoignage se sentent un peu moins seules également, pour les écouter me dire qu'on n'est pas seules dans cette galère et qu'on a envie toutes d'avancer et de faire quelque chose de constructif des drames qu'on a vécu à des degrés différents...mais qu'on a eu mal, qu'on a encore mal, et qu'on a envie d'être reconnues dans cette douleur, et non niées.


    Mon ressenti d'aujourd'hui va dans un sens combattif. Enfin, ça c'est plutôt ma raison. Parce que mon ressenti...je cherche, tous les jours, je cherche ce qui a pu m'échapper. Je cherche à comprendre.
    Et mon ressenti...parfois je me sens comme une petite fille qui envie ses copines d'avoir ce qu'elles veulent. Parce que oui, très égoïstement, je ressens une douleur terrible quand je lis ici et là des témoignages d'accouchements qui se déroulent tout à fait normalement. Dans chaque témoignage, je me retrouve à un moment donné, et puis hop, elles continuent leur chemin en Terre d'Accouchement sur le chemin le plus facile et gai, alors que moi j'ai dévié et pris un chemin sombre et empli de ronces. Alors qu'on avait le même point de départ. Voilà ce qui est le plus douloureux.

     
    C'est vraiment étrange mais il y a un phénomène dans le déroulement d'un accouchement qui me peine au point de faire couler mes larmes à chaque fois que je le lis, c'est celui de la dilatation du col. Je vous assure que je pleure chaque fois que je lis un témoignage où on parle de dilatation du col qui évolue. Je n'ai pas eu cette "chance". 
    Parfois, pour me consoler, on me parlait  d'une éventuelle prochaine grossesse.
    Même l'idée de cette "éventuelle prochaine grossesse" aussi me faisait atrocement mal. Il m'était impensable  d'envisager une autre grossesse après ce que je venais de vivre. J'avais et j'ai vraiment trop peur, malgré le fait qu'on dise toujours qu'une grossesse n'est pas l'autre, de revivre ne serait-ce qu'un chouilla de ce que j'ai vécu à cet accouchement. J'ai peur de me projeter de manière positive dans cette autre grossesse. J'ai l'impression de ne pas avoir le droit, qu'on m'a enlevé tout droit de vivre une naissance dans son total respect. Et surtout ça n'enlèvera en rien tout ce que je n'ai pas et tout ce que j'ai mal vécu durant cet accouchement-là.


    Et concernant les pratiques hospitalières...j'aimerai vraiment ne plus lire que tout ce qui se passe à l'hôpital est rare, ou pas systématique. Je ne parle plus de détails ou d'actes qu'on fait. Je lis trop souvent de phrases du genre "puisqu'à mes 5 accouchements dans 3 établissements différents je n'ai pas eu d'épisiotomie, ce n'est donc pas systématique!" Je parle d'une mentalité médicale ambiante, et non plus de ces actes isolés qu'on pratique ou non.
    Je parle de ses femmes qui accouchent et ne sont pas forcément bien informées par manque de moyens et/ou d'argent. Elles ne se renseignent ou documentent pas autant que moi.  Et moi, malgré tout ce que j'avais appris, voilà ce que j'y ai subi. Et pourtant, cet hôpital a amorcé une ébauche d'évolution. Notamment au niveau du projet de naissance qui n'est absolument pas inconnu au personnel et qui s'est pris la peine de le lire (en tout cas, en salle d'accouchement, parce que pour les premiers soins du bébé, en parlant avec Paolo qui était aussi dans un état second, j'ai de sérieux doutes...).
    Mais depuis le 8e mois de grossesse, l'hôpital par ses multiples surveillances dans ses locaux, donc normalement voués à SOIGNER des PATHOLOGIES, a fait de cette grossesse une grossesse à EVENTUEL risque, de moi un utérus qu'il faut absolument surveiller de très près parce que bassin trop étroit ... Ils savaient , ils m'avaient fait les examens alors pourquoi pas ne pas avoir mieux préparé le terrain le sachant à risque ?  Ai-je pris les bonnes décisions? Aujourd'hui on m'annonce que le deuxième accouchement par césarienne sera programmé de facon sûr pour éviter à mon utérus cicatriciel de fortes contractions qui pourrait entrainer une déchirure de l'utérus et des conséquences plus graves ..... encore quelque chose à digérer car je voulais que mon bébé baigne dans les hormones de l'accouchement que ma lactation soit prete, que bébé choisisse de venir quand il en a envie pour éviter un maximum de le brusquer et de le réveiller par un coup de scalpel dans son petit nid douillet .... à côté de ca , ni mon corps ni mon lait ni mon bébé ne seront prêts à la date choisie par le chirurgien accoucheur .... serais - je à la hauteur au bloc ? physiquement et surtout psychologiquement .... se retrouver a nouveau les bras attachés en croix sur une table ...
    C'est vraiment la question centrale de tout ce vécu. Si mon corps se préparait...qu'arriverait-il si je le laissé continuer son chemin tout seul au lieu de succomber à la pression médicale qui dit que les 41 semaines révolues sont dangereuses?
    Le saurai-je un jour...
    En tout cas, dans tout ce périple, j'ai un énorme merci à faire à ce forum ...http://www.cesarine.org


    Mais heureusement, pendant tout ce chemin en Terre d'Accouchement, je savais qu'à chaque moment, chaque peur, doute angoisse ou question, il y avait quand même quelqu'un sur qui je pouvais compter. Une présence féminine, une mère, quelqu'un qui éprouvait de l'empathie, qui savait m'écouter, et qui a su me conseiller. 
    Il y a bien des moments ou, alors que je ne connais même pas son visage, j'aurais aimé qu'elle soit tout à côté de moi. 

    9/1/2009

    Prendre le bain ensemble, c'est mal ?

     voir l'image en taille réelle

     

    Horreur. J'aurais dû laisser ce bouquin sur ma table de nuit [Eduquer ses enfants d'Aldo Naouri]. C'était sa place. Depuis un an. A défaut de ça, je l'ai attrapé, ôté la poussière d'un doigt et je l'ai parcouru des yeux sans même vouloir le lire. Sauf que mon oeil est trop rapide. Il a repéré un passage sur "le bain entre enfants" et l'a avalé sans que j'ai le temps de réagir.

    Horreur. C'est mal de les baigner ensemble passé 4 ans. Et il lance cela sans autre développement. Il n'a pas d'enfants Naouri ou quoi ? Il connait le marathon du soir ? Il sait que c'est une course à la montre pour coucher la marmaille avant 9 heures comme il a dit le directeur ? Il faut leur apprendre la pudeur, c'est marqué. Je demande souvent à Melissa  pourtant si elle veut prendre le bain avec Tiago. A deux c'est plus marrant, on peut s'arroser au moins,  ils l'ont bien compris. Mais ce soir, ils m'ont mis le doute mes baigneurs... Parce qu'il l'a fait. Faire pouet pouet camion à sa tata. Comme si c'était le pompon du manège. il l'a fait... 

    Et vous, vous le faites... de donner le bain à plusieurs ? 

    PS : Et en plus je mets une photo de mon fils dans le bain, mais où va-ton là ! Oui, il y a beaucoup de mousse... tout le pot de gel douche en fait... mmm le budget de gel douche va etre à surveiller lol

    8/31/2009

    Faire de la place

    05-01-2008 a un an et 2 jours Depuis que j'ai retrouvé mes esprits, je regarde notre vie et je pense à tout ce qu'on ne pourra plus faire quand le pti haricot sera né - ça coûte de faire de la place dans son organisation, ses plaisir et dans sa maison, même à son propre enfant.

    Avec Tiago, on va partout; tous les matins, on fait un long câlin au moment du biberon. C'est facile de le confier pour 2 h, 2 jours ou 2 semaines, selon les grand-mères, il est grand et facile.. et tout seul.

    Quel équilibre allons-nous trouver lorsque nous serons une vraie famille, et plus deux grands ados qui ont hérité d'un ange ?

    [Ces questions, même un peu différentes, se sont posées au moment où Tiago est né et après plusieurs mois de crise nous avons fini par les résoudre et à être très heureux à trois, parfois à deux, parfois chacun de son côté

    J'ai adoré cette phrase d'une copine qui avait deux filles assez rapprochées.. "L'autre jour, Clémentine - la grande - était malade, et je l'ai gardée à la maison.. J'étais si heureuse de me retrouver seule avec ma fille ! heu, mon aînée..."

    Mon petit qui arrive, je trouverai des choses à lui donner que j'ignore encore, etTiago restera toujours "mon fils, heu, mon aîné."]

    8/19/2009

    voilà où il (ou elle!) en est notre petit haricot magique !

    Pour en revenir à l'actualité brûlante qui passionne tout le monde, enfin moi déjà, je vous raconte qu'on a fait vendredi dernier une première échographie dans mon ventre ; le bel échographe nous a révélé, au milieu d'un magma noir et blanc, un chtruc d'un micron - en fait il mesure 1,7 cm et on a même pu compter (enfin, la machine) les battements de son coeur. Ouf !

    C'est émouvant la première fois où on aperçoit une trace concrète de son enfant à venir (à part mes seins, vraiment plus gros : c'est du concret ça !)

    Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit plus grand, mais quand on y pense ça me troue le..euh enfin pardon ca me rend folle qu'un embryon d'1,7 cm soit capable de me mettre dans un état pareil. Le pire, ce sont les nausées douces mais qui reviennent avant chaque repas ; pas de pitié tant que je n'ai rien avalé !

    Alors voilà en gros à quoi il ressemble à 7 semaines ..... et voilà le stade de developpement

    Embryon à 7 semaines de vie

     

    " La 7 ème semaine de grossesse est marquée par les premiers mouvements de l'embryon. A sept semaines de vie, bébé commence à bouger ! Ces premiers mouvements ne sont pas perceptibles par la mère, mais ils peuvent être vus à l'échographie.

    A 7 semaines de grossesse le système nerveux n'est pas en place. Les mouvements de l'embryon sont donc de simples réflexes musculaires.

    A ce stade, l'embryon continue sa formation pour mettre en place tous ses organes. Comme au cours des semaines précédents l'embryon connaît de grandes transformations.

    Cette septième semaine, le corps de l'embryon commence à se dessiner et à bourgeonner aux emplacements des futurs bras et jambes :

    • Les premiers muscles se développent et leur mise en place fait bouger bébé.
    • Les bras s'articulent : ils peuvent désormais se plier au coude.
    • Les doigts des mains et les orteils se différencient.

    Les premières sensations tactiles de bébé se mettent en place, par exemple autour de la bouche.

    Au niveau de la tête de l'embryon, les différents organes s'ébauchent et commencent à bourgeonner :

    • Le visage de l'embryon s'affine : les yeux se rapprochent et les paupières commencent leur formation.
    • Les fausses nasales se mettent en place.
    • Les lèvres ont été créées
    • Les bougeons dentaires font leur apparition.
    • Le nerf optique est désormais fonctionnel et la rétine et le cristallin de l'oeil se mettent en place.
    • La tête et le tronc sont à présent séparés par le cou, mais la tête de bébé repose toujours sur sa poitrine.

    A 7 semaines de grossesse, votre bébé  pèse entre 1,5 g et 2 g. "

     

    Place de bébé à 2 mois de grossesse

    <--  La place occupée dans le ventre de la maman,

     

    ben moi je croyais que y'en avait deux tellement je trouve que mon bidou a grossi et tellement je suis malade mais au vu de cette première echo y'en a qu'un !

    8/18/2009

    La couche est pleine !

    J'avoue je ne me suis pas du tout pressée pour rendre Tiago (du haut de ses 2 ans et 7 mois) propre. J'aime l'idée de laisser le temps aux enfants, de ne pas les forcer, d'aller à leur rythme dans un monde où l'on grandit de plus en plus vite...

    ...Et aussi parce que j'ai du mal à reconnaître que ce pti loup n'est plus trop un bébé mais un petit gars qui fera sa première rentrée des classes en septembre 2010 : mais où sont passées ces deux années ??? Et que j'me prends un coup de vieux dans la teté ! ceci dit il aurait pu rentrer là mais lui comme moi, n'étions pas prêts de toute facon, et puis avoir un an d'avance ca signifie quoi au juste ? un an d'avance sur quoi sur qui .....

    Au début lorsqu'un nouvel habitant a fait son apparition chez nous, clap clap pour Mr le pot himself :

    photo mystère

    si ça c'est pas la classe internationale ! Mais encore plus la classe cette photo, elle aussi j'aurai pu vous en faire une photo mystère , dommage j'aurai dû mais bon faudrait pas que ce blog devienne "pipi-caca" ..... elle date d'il ya quelques temps déjà où nous "fêtions" son premier caca dans le pot .... depuis il est tout a fait propre chez sa tata et pas trop chez nous ... enfin cest quand il veut a vrai dire ....

    Il est beau et il est confortable son pot, TIago veut bien s'en servir pour zieuter les dessins-animés mais pas pour faire pipi/caca/prout dedans. Je le soupçonne fortement d'avoir bien compris le principe mais de faire sa forte tête: "ah, ça c'est comme les toilettes maman ?" . Il a l'air de vouloir nous faire mariner un peu, pourtant il ne supporte plus vraiment la couche et s'en plaint souvent.

    Alors branle-bat de combat, ça rigole plus, je me suis donnée deux semaines pour le rendre propre etpicétou !! Je sais je rêve peut-être un peu mais on m'a dit qu'une fois qu'ils ont le déclic, il n'y a plus de problème. Yes, i can !!

    Et pis, mon fils a - j'en suis certaine- des actions chez PAMPERS car le nombre de couches que j'utilise est, comment vous dire : si j'avais garder tous les cartons de couches, combien on parie que ça correspond à la hauteur de la Tour Eiffel ? Même que si ça se trouve, ça la dépasserait et de loin x)

    BOn pour le deuxio, on pense se retourner encore vers les lavables vu que j'ai gardé mon stock de taille mixte mais va falloir trouver des premières tailles nouveau - né ....

    Si vous avez des astuces, des témoignages (genre le truc horrible mouarf), des erreurs à éviter, je suis toute ouïe !!! Même acheter son enfant à coup de carambars, je prends :p

    Becs (mais non c'est pas berk).

    une poupée qui tétouille ....

    J'étais interloquée en découvrant la nouvelle. J'ai donc décidé de partager ça avec vous. Vous êtes bien assise?

    Je vous présente bebe Gloton, la poupée tétouilleuse. Après les poupées qui pleurent, qui boivent et font pipi, celles qui marchent... etc Voici donc bebe Gloton, la poupée qui tete!

    Non, non, ce n'est pas une blague. Voyez plutôt:

     

     

    C'est la marque de jouet espagnole Berjuan qui crée la polémique avec cette poupée.

    Serait-ce la mort du fameux biberon magique??? Pourvu que non, moi j'adorai ça... D'ailleurs ça me facine toujours :)

     

    Les petites filles devront également masser le ventre de bébé si il pleure à cause de ses coliques, ou bien lui reproposer le "sein" si bébé a encore faim !

    L'idée de ce poupon, c'est bien évidement de sensibiliser dès le premier âge à l'allaitement maternel et de proposer une alternative aux biberons.

    C'est vrai , après tout, pourquoi toujours vendre les poupées avec des bibis ?? ?

    Je trouve l'initiative louable... mais j'ai malgré tout du mal à me prononcer. Je ne sais pas si notre société est prête à accueillir ce jouet "spécial", c'est sûrement un peu tôt. D'ailleurs elle n'est pas encore commercialisée.

     

    j'ai été assez surprise. Je suis trés pour l'allaitement (si, si). Mais, là, j'avoue que c'est un peu déconcertant, non ?
    Cela dit, pourquoi pas ? Quitte à enfoncer un schéma à coups de poupée (celui du bib en l'occurrence,) pourquoi ne pas tenter le coup avec le sein ?
    Mais quand on voit comment les gens supportent un allaitement normal de bébé, que vont-ils dire en voyant une gamine (ou un p'tit gars, après tout, hein, mon fils joue bien à mettre un ballon dans son tshirt) se mettre un soutif factice ???

    c'est sûrement que l'allaitement en soi dérange parfois. Je veux dire l'allaitement dans les lieux publics est assez mal perçu... Alors je n'imagine pas la tête des gens si ils voyaient un enfant et sa poupée tétouilleuse. Ceci dit, c'est dommage, ça en dériderait plus d'un ;)

    Très très marketing aussi !cest vrai, Alors que les petites filles ont déjà tout sur elles!! Méli a toujours donné à téter à ses poupées ;) Elle allait même jusqu'à se retrousser la robe jusqu'au menton car il "fallait que son bébé tète!" je trouve que trop de détails dans les jouets tue l'imaginaire. Une poupée de chiffon peut se prêter à tous les jeux, tous les états du bébé…

    Ce qui est sûr, c'est ce que cette poupée fait polémique, et en bon buzz... il ouvre le dialogue sur un sujet qui me tient à coeur... Et rien que ça, c'est super!

    8/16/2009

    ca aurait pu être une photo mystère ....

    le test 

    jet ténu sur la tige blanche
    mes yeux scrutent les lignes
    roses perpendiculaires

    une .... jusque là ok

    et deux ......

    témoins tangibles de toi

    5/4/2009

    La peur, l'ombre de la peur

    petite mainEnceinte de Tiago j'étais terrorisée par la perte de liberté qu'impliquait l'arrivée de cet enfant (peur tout à fait justifiée ! ce que je n'avais pas prévu, en revanche, c'est l'amour...)

    Après la naissance de  Tiago je n'ai pas été tranquille jusqu'à ses trois mois, quand le risque de mort subite du nouveau né a été à peu près écarté. Il y avait aussi ce fantasme, à la maternité, qu'une femme en long manteau sombre vienne enlever mon tout petit, je n'ai pas dormi de toute cette semaine à la maternité....

    J'ai peur aussi de ce qui pourrait nous arriver à tous les deux en même temps. J'imagine le visage de Tiago  quand on lui annoncerait la nouvelle ; les larmes, le manque si long à combler. 

    Mais le pire, le pire c'est ce qui pourrait lui arriver à lui. Depuis quelques jours j'entends (au café, à la radio) des témoignages de pères qui ont perdu leur enfant. La parole sans fard de ceux qui ont survécu à la chair de leur chair - je ne vois pas comment moi, je pourrais supporter ça. D'ailleurs je ne crois pas qu'eux supportent cela. 

    [Et puis il y a les peurs moins graves, celle de ne pas faire preuve de suffisamment d'autorité, la difficulté de me séparer de Tiago, la peur de ne pas savoir remplir "l'après", la peur aussi qu'il n'arrive jamais, ce nouveau bébé tant désiré...]

    Je déteste quand on se fâche avant de partir travailler, parce que je ne sais pas si on se reverra. Je déteste aimer tant que je redoute qu'on me prenne l'être du désir. Mais c'est tellement fort d'aimer à ce point-là.
    Est-ce propre aux mères de redouter que l'on prenne la vie qu'elles ont donné, et dans laquelle elles ont tant mis ?

    c'est cette trouille-là qui me montre à quel point je l' aime mon enfant.. et qui m'en fait désirer d'autres, pour connaître encore et encore cet amour-là (et le mystère de voir le mélange de nous deux + beaucoup de lui-même, s'incarner encore une fois, même si .... )

    Et la douleur de ne pas voir arriver un petit alors qu'on le désir de toute son âme... oh mon dieu, comme je commence a en comprendre certaines ... cette douleur souvent associée à la culpabilité de se dire que l'enfant qu'on a déjà ne nous suffit pas...

    Et souvent, je me demande, depuis, est-ce que j'oserai, moi, reprendre le risque de porter la vie, repasser par tout ce dont je suis passé puisque maintenant je sais que cest une évidence? Et en même temps, avoir des enfants, c'est un "appel" de mon corps, de mon âme, que je ressens au plus profond de moi depuis toujours... cette idée m'a portée, mais aussi tiraillée, ... renoncer à la maternité, je crois que je ne pourrais pas...

    Cette photo de cette petite main, C'est exactement ce que j'ai ressenti, à la naissance de mon   bébé: la fragilité. De lui, de moi, de lui dans mes bras (et si je le laissais tomber?...), de notre bulle si merveilleuse et si précaire!

    Un pédiatre m'avait dit après la naissance : n'oubliez jamais qu'en donnant la vie, vous donnez la mort !!! J'ai mis longtemps à comprendre et maintenant je lui en veux terriblement de prononcer ce genre de choses devant de jeunes mères !
    Le fait de vivre dans l'anticipation m'a fait oublier de profiter du moment présent : c'est souvent très difficile pour moi de "lâcher prise".Depuis qu'il est né, j'anticipais tout, pour conjurer le sort, pour empêcher le malheur d'arriver. En même temps, je me suis plongée dans des abîmes d'angoisse, à pleurer son hypothétique disparition.
    Respirer, respirez, c'est l'ombre de la peur qui nous fait pleurer. La peur, à tout prendre, nous la regardons en face s'il le faut.

     

    C'est malin, maintenant que j'ai écrit tout ça j'ai envie de pleurer ...

    4/26/2009

    Les plaisirs simples de la féminité

    ATTENTION MESSIEURS,

    il n'y a que les femmes qui comprendront ce qui va suivre ;)

    n'empêche ce billet a été inspiré de cet objet sur la gauche lors d'un dîner entre amis oui oui, les presents d'hier soir sauront de quoi je parle ;)  donc avouons les nanas finalement en comparant les deux photos les deux objets ne sont pas si proches que ca mais bon, j'en connais une qui avait encore dû abuser du Rosé, hein hein ?  (et je vous prie de croire que ce n'est pas moi, vous savez bien que je ne bois pas!)

    je m'excuse d'avance d'être peut être un peu crue, le but étant tout de même de vous faire sourire, je suis sûre que beaucoup d'entre vous s'y retrouveront, et comme vous êtes toutes déjà maman ou en passe de l'être vous serez d'accord avec moi qu'en période de grossesse, cet endroit de notre corps est un véritable hall de gare et qu'à la fin on a même plus (ou presque plus) honte de se montrer !

    Et un matin, ce n'est plus possible.
    Vous avez beau repousser l'échéance, il faut vous rendre à l'évidence: vous DEVEZ allez chez votre gynécologue.
    Vous êtes une femme à l'activité sexuelle débridée - ou pas - et vous avez enfanté il y a presqu'un an maintenant. Il FAUT faire un examen de routine... Ma gynéco de Quincy recommandée par ma mere en personne n'est plus si jeune que ca en plus, elle a dû en voir passer !
    - et là, vous sentez déjà le froid du speculum vous agresser.
    Rien que le nom est malhonnête d'ailleurs.

    Le bon côté des choses, c'est qu'avec les délais d'attente, vous avez bien un mois ou deux pour vous préparer psychologiquement à cette épreuve.
    Ensuite, il vous faut viser juste: pas pendant les règles ni votre période d'ovulation. Vu la précision de vos cycles, c'est perdu d'avance... !
    Et puis il faut avoir un minimum de compassion pour votre charmante gynéco - oui c'est forcément une femme, nous sommes d'accord - et vous allez avoir le bonheur de passer par la case épilation de la zone sensible. Histoire qu'elle ne râte pas son entrée - ......
    Et ce jour arrive, pluvieux souvent, et généralement vous n'arrivez pas à vous garer.
    L'autre fait commun, c'est que vous attendrez au moins 30 mn, même si vous avez pris le premier rendez-vous. Ca peut courir jusqu'à 1h30 facile. Mais vous aurez le bonheur de lire des magazines géniaux sur les moyens contraceptifs, les désagréments de la ménopause, le mode de transmission des Mst et si vous êtes chanceuse, vous aurez même des photos - miam.
    " - Madame bidule chouette?"
    Aïe. C'est le moment d'écarter les cuisses.
    Et même le reste.

    Vous vous installez, en soutien-gorge et en chaussette - il fait froid - dans une position des plus érotiques et des moins confortables.
    Quand l'examen commence, vous fermez les yeux et vous serrez les dents. Je ne dirai pas que ça fait mal... je ne dirai pas non plus que c'est anodin. Comment expliquer? C'est comme si vous sentiez quelque chose d'inhabituel dans un endroit à usage réservé, c'est toujours surprenant... Et je vais vous dire...
    - Si si, je vais VRAIMENT vous le dire!
    Quand vous avez accueilli la main entière et même le poignet de votre charmante interlocutrice, autant vous dire que vous pouffez de rire devant les gémissements des petites suppliciées de Rocco!

    En général, le téléphone sonne au moins une fois pendant que vous êtes allongée les pattes en l'air avec cet espèce d'instrument barbare jouissivement enfoncé en vous. Et souvent, votre toujours charmante gynécologue va répondre. Et vous abandonne dans cette position des plus avantageuses - qui fait que vous avez un sentiment d'humiliation, de honte et d'impuissance qu'un homme n'est même pas capable de comprendre. Qu'on ne me parle même pas du traumatisme du toucher rectal chez les mâles, non non!
    Parfois, ça peut même durer quelques bonnes minutes, pendant lesquelles vous regardez la tapisserie, l'affiche représentant vos entrailles, et sinon vous écoutez la conversation téléphonique et vous apprenez que deux soeurs ont couché avec le même homme et ont chopé comme des connes la même mycose.
    C'est tellement instructifs, ces moments de gloire où l'on gît sur le dos à moitié écartelée.

    Et puis on vous palpe les seins, on vous prend la tension, on vous pèse.
    Et vous payez puis repartez à votre voiture en marchant comme un cow-boy. Si vraiment c'est votre jour, vous aurez une prune pour avoir dépassé la durée de stationnement.
    Et comme vous êtes joueuse, vous l'enverrez à la sécu en mentionnant "dépassement d' honoraires".

    ouille ouille
    Ca vous émoustille toujours, ce que je raconte?
    Hahaha !

    4/11/2009

    bon ...epilation, article spéciale filles ....

    .

    • on connaissait la reprise de chanson culte
    • on connaissait la répétition de slogans “si Ju va bien, c’est Juvamine”
    • on a désormais le refrain publicitaire “quand c’est court, c’est plus classe, et plus glamour devant la glace”

    A mi-chemin entre discobitch ou Yelle… . Ma garden party par "Simone elle est bonne", oui oui c'est son nom ... pour Wilkinson Bikini Quattro.

    a y est je l'ai acheté et m'en vais le tester quoi ! mais comme d'hab c'est les vacances pour moi et comme d'hab ces satanées crampes de bide annoncaient bien ce que je pensais arriver, et ben arriva donc ....donc ben oui malgré pelouse tondue point de jardinier en vue loool (mwai regardez plus bas la video vous comprendrez mieux lol)

    Malgré les maintes recommandations des magazines qui disent depuis toujours que le rasoir c'est mal, ça fait repousser le poil plus dru, et même après on est plus poilue, et bla, et bla, et bla. d'ailleurs même que cest pas vrai enfin pas tout a fait !

    En ce qui me concerne, le rasoir me réussit plutôt très bien mais il faut dire que j'ai une pilosité très développée.
    Je pense que si ça n'avait pas étéune torture, j'aurai opté pour des modes d'épilations qui permettent de rester sans s'épiler plus longtemps, telles que la cire ou l'épilateur électrique (mais que je considère comme de vraies tortures et le "il faut souffrir pour être belle", très peu pour moi). ceci dit j'utilise la cire partout ailleurs mais non cest trop douloureux LA !

    Je crois avoir commencé à me raser avec les fameux Bic Lady qui avaient de jolies couleurs acidulées. Je me souviens que Cantona en faisait la pub à l'époque, il avait une bonne tête avec son bonnet de bain :D   oui oui vous vous en souvenez ?

    bic_cantona

    Puis je suis passée au Gillette Sensor, puis au Gilette Venus et enfin au Gilette Vénus Breeze !

    gilletepink

    Et il faut savoir que depuis que le Gillette Venus est entré dans ma vie, je ne l'ai plus jamais quitté. Je l'aime, je l'adore, je ne pourrais vivre sans lui !!
    J'adore sa large tête pivotante, sa prise en main complètement naturelle, sa douceur, c'est bien simple, avec lui je pourrais me raser les yeux fermés !

    Et donc avant je l'utilisais pour cette zone sensible que l'on appelle le bikini mais j'avoue que je n'étais pas fan de la technique, pas fan du résultat, bref, j'en ai eu marre et je me suis dit qu'il était temps de grandir et de tester la fameuse épilation du maillot à la cire chez l'esthéticienne.

    Et là, ce fut drame.

    Je n'ai jamais eu aussi mal de ma vie (mais vraiment, une vraie torture), et il faut dire que les réflexions de l'esthéticienne du genre "bah qu'est-ce que ce sera quand vous accoucherez" n'ont rien fait pour arranger ma douleur... et quand elle a vu cette cicatrice je lui ai dit et ben oui c'est déjà fait, j'ai accouché !! boououou
    J'y suis quand même retournée une fois après celle-ci et elle m'a loupée (j'avais une "coupe" bizarre...) donc je me suis dit fini la cire, ce n'est pas pour moi.

    Rien que la campagne de pub sur le net j'ai adoré ....

    Alors quid du rasoir Quattro Bikini de Wilkinson ??Rien que la campagne de pub sur le net j'ai adoré ....

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette campagne ne manque pas d’humour.

    Un format assez innovant, un clip, avec une vraie chanson, façon ” c’est pour la petite bourgeoisie qui boit du champagne…”. Un texte super et cash!

     

    Bikini6

    Il s'agit donc du nouveau rasoir de Wilkinson, spécialement pensé pour épiler la zone du bikini.
    Il possède une extrémité avec un rasoir 4 lames et des plaquettes lubrifiantes et une extrémité dotée d'une mini tondeuse.
    Elle est ajustable à 3 niveaux (sabots) pour des longueurs différentes. Elle fonctionne avec une pile 1,5 volts et est étanche.


    Tout d'abord, le physique :

    Il faut le savoir, j'ai toujours eu un à priori sur Wilkinson. Je n'ai jamais aimé les formes ni les couleurs de leurs rasoirs, je les ai toujours trouvés "techniques" avec un côté trop "rasoir", à l'inverse du Vénus qui a vraiment de jolies courbes et est très féminin.

    Bikini1

    Avec le Quattro Bikini, ça n'a pas loupé : je n'aime pas les couleurs, pas assez douces et féminines.
    Par ailleurs je n'aime pas non plus la forme, je le trouve trop "droit", il me fait penser à un objet coupant plutôt qu'à un "compagnon" pour m'épiler en douceur.
    (oui je vois mon rasoir comme un compagnon et je le vis bien, merci :P )

    Ensuite la technique :

    J'ai donc pu comparer la tondeuse du Wilkinson avec ma tondeuse Philips.
    Le résultat est équivalent néanmoins j'ai trouvé qu'elle "attrapait" un peu moins bien les poils. Par ailleurs, elle fait beaucoup de bruit et ça fait du bien aux oreilles d'appuyer sur le bouton off.

    Bikini11

    Au niveau du rasoir, je ne l'ai donc pas testé sur le bikini puisque je ne mange plus de ce pain là (:P) mais je l'ai fait sur les jambes.
    Je n'ai pas du tout aimé ! La sensation est tellement différente du Vénus !
    Avec le Vénus j'ai l'impression de faire glisser un rasoir sans lames sur mes jambes, là je sentais vraiment les lames passer sur ma peau malgré la grille de protection et les plaquettes. Je n'ai pas du tout apprécié l'expérience.

    Bikini9

    Le support :

    Voilà un élément qui m'a emballée ! :D
    Je l'ai trouvé très pratique avec ses ventouses et très joli !
    En comparaison, je n'aime pas celui du Vénus qui se fixe avec des autocollants et qui est trop gros à mon goût (mais il contient les lames de rechange, on ne peut pas tout avoir).

    in_situ_08_HR

    Finalement, ce test m'a juste conforté dans l'idée que Wilkinson reste une marque qui fait des rasoirs féminins sur un modèle trop masculin.
    Mais si vous me lisez depuis suffisamment longtemps, vous savez que je suis quelqu'un de très pointilleuse et très perfectionniste donc il faut interpréter mon avis dans ce sens.
    Le Wilkinson Quattro Bikini reste un rasoir/tondeuse très efficace (et pas si cher pour une tondeuse  11,90 € en moyenne), je ne suis juste pas entièrement satisfaite de mon expérience d'utilisation :)

    3/3/2009

    03 mars .... et 26 mois

    Premier jour



    Des draps blancs dans une armoire 
    Des draps rouges dans un lit 
    Un enfant dans sa mère 
    Sa mère dans les douleurs 
    Le père dans le couloir 
    Le couloir dans la maison 
    La maison dans la ville 
    La ville dans la nuit 

    La mort dans un cri 
    Et l'enfant dans la vie


    Prévert.

    Le 03 Janvier 2007 à 10h15, après 2h30 de souffrances parce que tu étais très mal positionné ou que tu ne voulais pas descendre et sortir dans cette salle froide ou bien parce que mon corps ne voulait pas te laisser sortir, je t'ai sorti ou plutôt on t' sorti de mon ventre dans un dernier effort intense et quand j'ai saisi dans mes mains ton lourd corps violet tout gonflé pour t'amener contre moi, je n'ai pas pleuré. Je t'ai adopté avec méfiance et je t'ai gardé compulsivement serré contre moi. Tu étais magnifique avec tes 2,720 kg, tu étais parfait et simplement fait pour moi. L'accouchement fut si violent que je ne pouvais que te mériter. Quand tu as happé mon sein pour te nourrir, j'ai ressenti un amour bestial qui n'est plus jamais parti.

    Joyeux "moi"versaire mon tout petit s'il te plaît ne grandit pas trop vite.

    9/28/2008

    Tue-tête

      
    Découvrez La Musique De Bébé!

     

    Te voilà qui danses avec les mots, les enflant du sens qui te rends plus fort, chaque jour. Tu sais écourter mes conversations au coin des rues en détachant un Au revoir qui dit ta lassitude. Tu sais reprendre un objet qu'un autre, qui se sentait plus grand et donc plus fort, a enlevé de tes mains sans ton consentement, en ne prononçant qu'un "Donne !" affirmé qui fait lâcher prise. Tu sais dire ta faim, tu sais appeler doucement, tu sais quelques rimes de chanson. Tu sais le poids des mots et tu t'exerces sans relâche, grand voyageur du dicible...
    Tu as le droit. Tu le prends.
    Tu l'as pris, il y a 10 mois maintenant, au moment de nos retrouvailles quotidiennes, ce temps de nous deux, le seul que j'ai su garder calme, ce temps béni où ta main me caresse, où ton corps s'abandonne, où le trait d'union est palpable. Tu étais dans mes bras, encore enveloppée de la chaleur de la nuit et de l'odeur de tes draps ; tu as appuyé sur le bouton qui commande la télé celui que tu connaissais déjà ; tu as regardé par la fenêtre ; j'ai commenté la couleur du ciel, nous avons regardé les nuages, les arbres, les tourterelles. Comme chaque matin.
    Puis, je nous ai installées sur le canapé. Comme chaque matin.
    Et là, en un seul mot de trois lettres, tu as mis fin au premier acte de ta prime enfance. Tu m'as regardée et tu m'as dit "Non". Puis, tu es descendu du canapé, m'as prise par la main en chantant ton petit mot fétiche, celui qui rallie la troupe et qui la fait rire, aussi : "A table"...
    Tu ne voulais plus de mon lait. Tu en as le droit.

    Mes sentiments sont confus, mes désirs aussi. Surtout en cette date un peu noire et ô combien symbolique. Je réalise ce matin que j'ai manqué toutes les photos que je voulais prendre et garder... Je n'ai pas ta main qui s'approche de mon visage. Je ne l'ai pas non plus qui s'accroche à mes vêtements. Je n'ai que tes pieds étendus et détendus dans un flou total...


    Pourvu que ma mémoire ne me fasse pas défaut puisque c'est tout ce qu'il me reste de notre traversée de la voie lactée qui s'est terminée sans le doux rendez vous que j'avais imaginé.

    Merci à toi pour ce beau voyage.
    Et bon appétit, mon petit chéri ...

     

     

    pour lire le billet avec sa musique, il faut cliquer sur le titre du billet pour ne plus avoir la musique de fond , sinon cest cacophonie désolée ....

    8/25/2008

    dur lundi, le mois doute, le 25

    Toutes ces longues, longues heures...
    On m'avait dit, tu verras, les premiers jours c'est dur et puis ça passe...
    On m'avait dit, tu verras, tu en auras marre de pouponner à la maison, tu seras contente de retourner travailler...
    Eh bien non, non et non. Tu me manques.
    Je ne suis pas de celles qui sont de leur temps. Qui travaillent à temps plein en plus d'être maman. Qui sont capables de lâcher leur enfant le matin pour le retrouver le soir. 

    Pas envie de parler ce soir pas envie d'écrire les mots seraient peut etre trop ... trop je ne sais pas ??

    L'épuisement a pris le contrôle du temps. Et réciproquement. Nous sommes trois prisonniers de vacances qui n'en sont plus depuis quelques jours (deux semaines meme) parce que le désoeuvrement nous a envahis. Chacun a sa façon d'attendre que le temps glisse. Les pieds traînent, comme les vêtements. Les livres s'entassent. Les pouces sont sucés. Les teuteutes sont sous le lit. Rien n'est propre, rien n'est net. L'envie nous a désertés. Il me reste encore quelques pages à écrire avant que cette journée laisse la place à une autre qui s'annonce différente.


    J'ai envie de me glisser sous la couette. J'ai envie de les ranger dans un coin pour les oublier un peu. Je n'ai pas le courage de préparer le dîner. Je n'ai pas la force de le baigner et encore moins de ranger le linge que je n'ai repassé. J'ai envie de sortir de cet été qui n'en ai pas un, de ranger les vêtements légers qui n'ont servi à rien. Je déteste ces jours qui passent sans un mot gentil ou drôle, sans une trace qui restera pour exister un peu et s'étirer dans les souvenirs... Je n'aime pas que ma lassitude de cette course effrénée d'une journée perdue de maman vienne me rendre aride de sourire, de spontanéité, et de cette personne si pleine de vie ... si pleine de vie que lorsque je ne le suis plus on croit que je fais la tête ou que j'en veux au monde entier.... cest peut etre ca j'en veux au monde entier de ne pas me laisser vivre la vie que je veux ... une vie si simple pourtant mais qui me semble si inaccessible parfois ...


    Aujourd'hui, jour quelconque de mois doute, il ne s'est rien passé....

    8/21/2008

    Réflexion sur mon enfant qui dort ...

    Tiago

    L'autonomie...
    Mon fils qui dort, profondément, heureux et apaisé, après s'être endormi au sein.
    C'était il y a presque un an. Et depuis presque un an, il s'endort tous les soirs, heureux, au sein et depuis neuf moi au biberon.
    Tiago n'a jamais eu peur d'aller au lit, le soir. Après le repas, il bondit de joie parce qu'il sait qu'il va prendre son bain. Et quand il est en pyjama, il bondit de joie parce qu'il sait qu'il va avoir son lait.
    Il n'est pas autonome, c'est vrai. A plus d'un an, il dépend de moi. Et alors ....
    Il sait que quand il a mal, quand il a peur, quand il a fait un cauchemar, il peut nous appeler. Nous le prendrons tout contre nous, nous le rassurerons, s'il en a besoin nous l'accueillerons dans notre lit pour qu'il se rendorme, je n'ai jamais fait un drame qu'il dorme dans notre chambre.
    Il sait qu'il peut nous faire confiance. Que si c'est trop dur, qu'il n'y arrive pas, nous sommes là. Il sait que nous sommes sa base et sa sécurité.
    Quelle merveilleuse responsabilité!

    Comment pourrais-je exiger de lui qu'il gère seul ses angoisses, ses douleurs? Quel message aurait-il? Débrouille-toi, nous on regarde la télé... Je ne suis pas disponible...
    Non, ce n'est certainement pas ça que je veux lui transmettre.
    Ce que je lui dis, c'est qu'il a le temps.
    Qu'il découvre le monde à son rythme, qu'il voie comme il est beau, qu'il s'extasie devant ses expériences quotidiennes de petit scientifique en herbe.
    Que je suis là pour lui expliquer les questions que ses grands yeux me posent. Pour le rassurer quand il y met des larmes. Pour le prendre dans mes bras, le porter, l'aimer...

    8/18/2008

    Ma très chère tête blonde ...

    "Oh c'est marrant, il est blond!"...

    "Euh oui, qu'y a-t-il de si drôle?..."

    "Ben, vous êtes bruns tous les deux, alors...c'est marrant..!"

    Quels sous-entendus grotesques...et moi qui tombe dans le panneau , à chaque fois, en amenant une justification : " Mon mari était blond, enfant, moi j'étais clair aussi ...."


    Ce genre de réflexions, hautement intelligentes, sont malheureusement habituelles.

    De la pharmacienne au voisin, de l'ami à la parente, tous sortent de leur chapeau cette petite phrase...
    Oh rien de bien méchant, me direz-vous. Cependant, je préfèrerai, et de loin, d'autres propos pour qualifier mon fils!


    Pourquoi ces gens-là cherchent-ils, à tous prix, des explications  rationnelles? Pourquoi ressentent-ils toujours le besoin de mettre les choses dans des cases?..et que rien ne dépasse surtout...auquel cas, leur vie en serait bouleversée!
      Et bien moi, j'aime le désordre et les herbes folles...j'aime quand ça déborde, bien au-delà du cadre...

    7/30/2008

    Hier soir ....

    N'est ce pas craquant lorsque vous le voyez baisser son ti popotin alourdi par la couche à presque tomber en arrière pour cueillir à terre une fleur en fin de vie et vous la ramener tout fièrement en disant "maman" ...... elle a échappé le matin à la tondeuse mais pas au dur soleil de l'après midi, elle est chanceuse elle finira sa vie tumultueuse dans une boîte à souvenirs .....

    voir l'image en taille réelle 1ere fleur

    histoire de fleur

    7/18/2008

    Apprenti Indy ....

     18/07/08 Tiago chapeau

    J'en ai acheté pour Mélissa Paolo et moi, mais je n'en ai pas trouvé par lui, qu'importe il préfère nous les piquer et ne les l^che plus ..... aperçu de la journée de Tiago avec son nouvel objet fétiche ....

    voir l'image en taille réelle

    Huummmm un peu grand le chapeau à papa mais cest pas grave je continue d'avancer même si je vois pas bien clair ! lol

    voir l'image en taille réelle

    7/16/2008

    La boîte

    Il y a quelque part dans un bureau mal rangé, une boîte rouge en métal qui a autrefois caché de délicieux gâteaux qui m'étaient réservés. Vous trouverez cette boîte entre mon vieux carnet de santé et une planche de tatouages, perdue au milieu d'enveloppes, de chéquiers, de papiers en tout genre.
    Cette boîte ne vous est rien. Et pourtant, à l'intérieur, se trouve le plus douloureux secret.
    Vous n'aurez aucun mal à l'ouvrir car elle ne ferme plus tant elle est pleine. C'est le fouillis qui l'entoure qui lui ferme la bouche lorsqu'elle est rangée.
    Si vous soulevez le couvercle, vous allez découvrir, étage par étage, des années de petits souvenirs en papier que je ne peux jeter... Des photos d'identité de mes petits, une carte de baptême, une enveloppe de dollars, un vieux passeport de Celui qui, une autre carte de baptême, une carte de l'ESF et des insignes de ski.
    Tout cela, je l'ai en tête, je sais le trouver quand j'en ai besoin...
    Mais au milieu, il y a un cliché noir et blanc sur papier glacé, sur papier qui glace. Un cliché que personne ne verra, un cliché qui fait mal.
    Cela peut ressembler à l'oeil d'un aigle, si on le tient à l'envers.
    C'est un cliché d'échographie. La pupille blanche de l'aigle, c'est un tout, tout petit, recroquevillé sur lui-même. On devine de minuscules bras, des ébauches de pieds. Il donne l'impression de se boucher les oreilles.
    J'ai vu tout de suite que le coeur ne battait pas... Ou plutôt qu'il ne battait plus
    J'ai vu tout de suite qu'Elle attendait que je parle parce qu'Elle ne savait pas quoi dire
    J'ai vu tout de suite ce que mon corps n'avait pas voulu comprendre pendant plus de trois semaines
    Ce n'était pas une "grossesse facile"... C'était une "grossesse arrêtée".
    Arrêtée, comme cette image de tout petit.
    La douleur est-elle proportionnelle à la taille de l'événement qui blesse ?
    Si oui, alors j'ai ressenti une violente douleur de 2 centimètres.
    "Regardez, ce n'était pas un bébé". Elle a voulu me consoler, en parlant à l'imparfait. Toujours, il vaut mieux se taire quand on ne sait pas quoi dire. Quand on ne sait pas.
    Ce n'était pas un "haricot", pas une "noix de pécan", pas un accident non plus...
    "Un enfant !!! Mais vous êtes fous, avec un bébé il faut changer de voiture !" etc ... ai-je entendu à l'hôpital, au service "maternité" !
    Ce petit-là était notre bébé, notre premier "nous" en devenir, notre soleil de l'été . Ce petit-là n'aura jamais de prénom mais je l'appelle tout de même par un prénom secret... ça sonne comme "auréole" d'ailleurs .... C'est un petit ange que mon corps voulait garder et qu'il a fallu endormir pour lui faire oublier et tout effacer, en un éclair aseptisé...

    A-t-on le droit d'être heureux quand on a du chagrin ?
    Oui, Pleure celui que tu perds, Aime celui qui est là...

    Il y a quelque part, dans un joli berceau blanc qui a abrité chacun auparavant ma ptite soeur, une toute petite merveille qui a une place énorme, un tout petit miracle qui s'est invité au milieu d'un hiver plein de larmes, un tout petit homme dont le prénom est difficile à retenir&prononcer pour certains et qui sonne aussi dynamique que son caractère, un tout petit garcon qui est arrivée avec la lune le jour de l'enterrement de l'oncle à papa, un tout petit homme dont je n'attends rien, rien d'autre que sa présence, son odeur, sa chaleur, ses câlins ....

    Courage à toi , soeur de mon amie, et fais confiance à la nature .....

     

    patience ... ils savent se faire attendre ...

    7/6/2008

    Mère adj. et n. agité par la crainte d'un danger, l'incertitude, l'appréhension de l'avenir.

    06/07/08
    Te voilà endormi sur moi, ta tête sur mon épaule, ton nez dans mon cou, tu respires doucement.

    Aujourd'hui était une bonne journée, pour toi, pour moi, pour ton papa, pour tes grands-parents. Tu as ri, chanté, babillé avec une petite voix sucrée.

    Tes colères n'ont pas duré longtemps. Il y a juste eu une larme, brillante et jolie sur ta joue, rien de grave, une faim soudaine vite rassasiée.
    Je savoure cette journée, ce moment unique de ton sommeil amorcé et je prends peur comme à chaque fois que le bonheur me semble ultime.
    J'ai peur de te voir disparaître, j'ai peur du malheur insondable. J'imagine la chute mortelle, le petit objet inhalé, l'accident de voiture, la noyade... J'essaye de me rassurer mais les images reviennent, la douleur malaxe mon coeur et les larmes me viennent aux yeux. Ton petit visage d'ange figé à jamais et ton petit corps potelé tout habillé de blanc dans cette boîte prête à se refermer. Ta mort possible et imprévisible me terrorise, pourquoi ? Pourquoi alors que le bonheur est là, simple et doux dans cette chambre, dans ce lit, dans cette chaleur de nos deux corps rassemblés. J'en parle à ton papa venu se coucher, il me rassure, mais non, mais non... Il va grandir, apprendre encore et encore, vivre et rire comme aujourd'hui, devenir petit garçon, garçon, jeune homme et homme et puis vieillard. Tu seras morte quand il mourra, ne t'inquiète pas va...

    06/07/08