Audrey's profileღ♥ Chez Ti Coeur ♥ღ-un t...PhotosBlogListsMore Tools Help

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    9/29/2008

    inespéré ... merci pour cet echange

    Et si…
    Il est des pensées soudaines et des souvenirs oubliés par lesquels surgissent au cœur de la nuit des questions qui persistent toute la journée durant. Des questions qui commencent par et si
    En arrière-plan, ce long regard intense, ce baiser volé il y a huit ans. Ce prénom et cette rencontre une belle nuit d'octobre, qui me fait me demander aujourd'hui : « Et si…»
    Mais non, il faut oublier même cela. Le garder juste comme un souvenir précieux, avec le secret espoir d'avoir éveillé chez cet autre la même étincelle et que lui aussi, de temps à autre, repense à ces instants avec la même émotion

    ....

    la seule demande ...... merci pour ton mail Trouville ...

    9/28/2008

    Serrement

    quelle direction prendre ....Je ne sais pourquoi j'avais éprouvé le besoin de les écrire et de les parapher. Je devais avoir sept ans, à peine plus. Je me souviens que je vivais les yeux vers les grands, à l'affût de tous les petits détails qui me plaisaient. Ou non. Je me souviens du rouge à lèvres qui restait sur les dents des coquettes maquillées à la hâte, du décolleté ridé d'une de nos voisines, des ongles rouges de la maman d'une de mes amies et de ses cheveux ramenés en couronne au dessus de sa nuque.

    Moi, je savais. Je savais avec quels mots écrire ma vie. Je savais quels petits ponts je traverserais, quel chemin de traverse je longerais en courant. Je me marierais à 20 ans. Et j'aurais cinq filles. Blondes aux yeux bleus. Je ne couperais jamais leurs cheveux. Je serais maîtresse d'école et elles seraient dans ma classe. Mon mari serait très gentil et nous aurions une ferme avec des chevaux...

    Je devais savoir qu'il est des rêves difficiles à dicter. Alors, j'ai résumé en trois lignes, les promesses capitales et soussignées faites à moi-même :
    "Quand je serai grande, je ne boierai pas, je ne fumerai pas, je ne me maquillerai pas, je n'aurai pas de voiture".
    Comme un serment, j'ai ressenti le besoin d'apposer une signature maladroite, peut-être en souvenir des trahisons des plus grands, peut-être pour me donner le courage du souvenir...
    Vingt ans plus tard, je ne bois pas du tout, je ne fume pas du tout, je me maquille un peu... et la voiture est au nom de Monsieur !
    (J'aurais dû me promettre d'être optimiste, patiente... et rentière ? .... )

    J'ai l'humeur en feuilles d'automne, un moral indicible, ne me demandez pas pourquoi je ne saurais pas par où commencer .... le plus difficile comme toujours est cette dure impression de voir les jours s'émietter si vite, de laisser couler du temps si précieux à nous, du temps que je voudrais passer différemment, des instants que je perds contre ma volonté et que personne ne me rendra, cette impression de vivre une vie que je n'ai pas choisi; impression  de ne plus avancer, d'avoir des esquisses de projets qui pourraient se transformer en art d'améliorer notre vie, mais ne pas avoir les pinceaux pour, ne pas ressentir le soutien nécessaire ... et surtout, surtout, sentir que mes priorités sont différentes des siennes ...

    Tue-tête

      
    Découvrez La Musique De Bébé!

     

    Te voilà qui danses avec les mots, les enflant du sens qui te rends plus fort, chaque jour. Tu sais écourter mes conversations au coin des rues en détachant un Au revoir qui dit ta lassitude. Tu sais reprendre un objet qu'un autre, qui se sentait plus grand et donc plus fort, a enlevé de tes mains sans ton consentement, en ne prononçant qu'un "Donne !" affirmé qui fait lâcher prise. Tu sais dire ta faim, tu sais appeler doucement, tu sais quelques rimes de chanson. Tu sais le poids des mots et tu t'exerces sans relâche, grand voyageur du dicible...
    Tu as le droit. Tu le prends.
    Tu l'as pris, il y a 10 mois maintenant, au moment de nos retrouvailles quotidiennes, ce temps de nous deux, le seul que j'ai su garder calme, ce temps béni où ta main me caresse, où ton corps s'abandonne, où le trait d'union est palpable. Tu étais dans mes bras, encore enveloppée de la chaleur de la nuit et de l'odeur de tes draps ; tu as appuyé sur le bouton qui commande la télé celui que tu connaissais déjà ; tu as regardé par la fenêtre ; j'ai commenté la couleur du ciel, nous avons regardé les nuages, les arbres, les tourterelles. Comme chaque matin.
    Puis, je nous ai installées sur le canapé. Comme chaque matin.
    Et là, en un seul mot de trois lettres, tu as mis fin au premier acte de ta prime enfance. Tu m'as regardée et tu m'as dit "Non". Puis, tu es descendu du canapé, m'as prise par la main en chantant ton petit mot fétiche, celui qui rallie la troupe et qui la fait rire, aussi : "A table"...
    Tu ne voulais plus de mon lait. Tu en as le droit.

    Mes sentiments sont confus, mes désirs aussi. Surtout en cette date un peu noire et ô combien symbolique. Je réalise ce matin que j'ai manqué toutes les photos que je voulais prendre et garder... Je n'ai pas ta main qui s'approche de mon visage. Je ne l'ai pas non plus qui s'accroche à mes vêtements. Je n'ai que tes pieds étendus et détendus dans un flou total...


    Pourvu que ma mémoire ne me fasse pas défaut puisque c'est tout ce qu'il me reste de notre traversée de la voie lactée qui s'est terminée sans le doux rendez vous que j'avais imaginé.

    Merci à toi pour ce beau voyage.
    Et bon appétit, mon petit chéri ...

     

     

    pour lire le billet avec sa musique, il faut cliquer sur le titre du billet pour ne plus avoir la musique de fond , sinon cest cacophonie désolée ....

    9/25/2008

    tentation du vide

    Portrait_de_femme_en_artemisEn ce moment j'ai souvent envie d'arrêter mon blog. Faire du vide dans ma vie comme dans ma maison, pour le remplir d'autre chose qui me plait davantage. Autre chose mais quoi ?

    En lisant, en écrivant... J'écris trop, je lis trop. Marre de ces écrans de papiers qui me protègent plus qu'ils ne m'exposent ; j'aspire à du concret - mais comme pour le rangement, je ne sais pas par où commencer.

    En attendant je remercie pour tout ce à quoi ce blog m'aide, m'a aidée. L'espace, et votre présence silencieuse ou bavarde de lecteurs :

    Les rencontres avec vous (virtuelles, parfois réelles)
    Tout le soutien, les idées qu'on se donne
    Partager un nombre important de choses qui me tiennent à coeur
    Une chouette routine d'écriture
    Des copines qui m'attendent quand je rentre de vacances
    L'aiguillon pour commencer mon recueil de nouvelles (et le poursuivre)
    L'impression de ne pas être seule
    La réconciliation de mes deux identités, celle d'écriture et le "moi social"

    C'est bizarre cette tentation qui revient d'arrêter. C'ets bizarre de parler de ses doutes à des centaines d'inconnus. C'est bizarre de se poser ces questions au bout de 4 ans, presque 5 d'une pratique quotidienne. Ces questions que la plupart des gens résolvent en ne tenant pas de blog et en allant bosser à l'extérieur, en gagnant des sous et en rencontrant des collègues sympas.

    En parlant de collègue sympa, en voilà une ici, qui début son blog, et qui nous parle tout en douceur de sa tite Mimi d'amour, petite puce adorable de quelques moi plus vieille que mon gnôme à moi .... voilà sa ptite pincée de bonheur, bonne visite

    A quoi je le dédierais ce temps où je n'écrirais pas ici ? Et la vie, ma vie, elle est où ?

    En ce moment c'est dur, je connais encorecomme il ya quelques temps des matins chagrins où des tites larmes coulent sur mes joues de maman qui part au travail ... Mon coeur se serre qd je vois ton ti bout de nez collé à la fenêtre de chez tata pour me faire un signe de la main ... Marre de partir si tôt, de faire tant de kilomètres à contre coeur, kilomètres qui m'éloignent de mon ti bouchon et qui me fatiguent quand je le retrouve et m'enlève la force et l'imagination pour jouer avec lui ce soir ... pardon pti loup .... allez maman publie vite ce billet un peu tristounet et va vite te retrouver au sortir du bain pour un pti bibi câlin au fond du lit avec papa ....

    Gros bisous mes chéries-chéris. et pardon de vous délaisser un peu ces derniers temps ...

    9/15/2008

    Pas envie

    Des photos qui attendent dans un dossier d'être transférées sur Canalblog...
    Des moments à raconter ou évoquer, certains précieux, d'autres quelconques, d'autres plus difficiles peut-être...
    Des mots plein la tête, mais pas envie.

    Pas envie de bloguer. A peine celle de vous lire.

    Mal partout, la nuque raide, la gorge irritée, un orchestre symphonique en plein accordage dans la tête.
    Et de retour au bureau...

    "Je vais bien, tout va bien..."

     

    LE moment du week end, c'est celui ci, un moment de bonheur de rires et démotions vécu entre amis samedi soir ... :

    moment mémorable ! c'est ici

    c'est bon ces soirées là et c'est toujours trop court, ca donne du courage pour toute la semaine, je vous aime fort tous autant que vous êtes.

     

    Avec un peu de retard mais je leur ai souhaité de vive voix en temps et en heure :

    Joyeux Anniversaire à Titi et à Jess !

     

    bon alors en cadeau vous choisissez entre tous ces jolis gars que je vais aller vite retrouver dans mon lit !!! ;)

    Je pose une option sur un en particulier moi deja !!!!

    9/13/2008

    Téléphonophobe


    J'ai toujours eu un vécu compliqué avec le téléphone. Ca remonte à la petite enfance, quand j'ai décroché le combiné pensant que c'était ma Mamie, alors qu'en fait c'était un vendeur d'assurances, ou un banquier, je sais plus, en tout cas il a parlé dans un charabia que je ne maîtrisais pas, alors je lui ai raccroché au nez, et je me suis faite enguirlandée par mes parents pour ne pas leur avoir passé le combiné.
    Depuis ce jour, j'ai peur quand le téléphone sonne, je me demande si la personne qui m'appelle me veut du bien ou du mal, si je vais apprendre une bonne ou une mauvaise nouvelle. Quand j'entends la voix d'une copine, je suis soulagée, quand j'entends la voix de ma mère, je suis apaisée. Et quand j'entends la voix de "Bonjour, je suis Valérie Bernard, de la société Surgel, vous connaissez nos produits ???" là je suis carrément vénère, comme disent les jeunes.
    Je n'aime pas non plus appeler, j'ai toujours peur de déranger les gens, de les interrompre dans des activités passionnantes. J'ai même peur de téléphoner à des personnes dont c'est le métier de répondre au téléphone : services clients, numéros conseils en tous genre... Et dire que c'est aussi mon métier de répondre 2 a 5 h / jour au téléphone ....
    Pour tromper ma peur, je prépare à l'avance ce que je vais dire. C'est débile parce-que ça me donne l'air robotisé, mais ça me rassure. 
    Parfois, je tombe sur un répondeur, et là ça me fiche une décharge d'adrénaline, la panique s'empare de moi, "Qu'est-ce que je vais diiiire ? Je vais bafouiller, j'vais encore avoir l'air d'une cloche, au secours !"
    Et ça donne un message du genre " Euuuh, bonjour, heuuuu c'est Mme Indigne à l'appareil, euhh c'est pour dire que, euhh, ben c'est pas grave je rappellerais c'est pas urgent. euhhhh, bon ben au revoir" et après je me tape le front en me disant "t'aurais mieux fait de raccrocher avant le bip !"

    C'est dur d'être téléphonophobe, et c'est encore plus dur depuis que le gnôme est là ...
    Le gnôme a très vite compris que lorsque sa mère était au téléphone, elle n'était pas disponible à 100% pour lui. Les premiers mois, ça le faisait hurler de frustration, et j'étais donc obligée de m'éloigner au maximum de lui si je voulais entendre quelquechose dans le combiné, mais si je m'éloignais, les hurlements redoublaient d'intensité... un cercle vicieux où mon interlocuteur me prenait pour un bourreau d'enfant.
    Ensuite le gnôme a compris quelque-chose : si maman n'est pas dispo à 100%, y'a peut-être moyen de faire 2/3 bêtises discrétos ... sa tactique est imparable : je hurle à proximité de maman, donc elle m'éloigne, donc je sors de son champ de vision, et là je m'en donne à coeur joie. Et dès qu'elle s'approche pour voir ce que je fais, je re-hurle pour l'éloigner. Et le double effet kiss-cool, c'est que Maman ne peut pas m'engueuler en direct-live, au risque de passer pour une hystérique. 
    Les conversations téléphoniques sont donc devenues un enfer quotidien, où je cours derrière un monstre hurlant en disant à mon interlocuteur "excuse moi ... TOUCHE PAS A CAAAAA ! oui tu disais ? NOOOOON TOUCHE PAS ! alors on en était où ? JE T'AVAIS DIT DE PAS TOUCHER !"
    Et lorsque je relâche mon attention, ça me donne les bêtises suivantes : clés planquées dans les WC, livres déchirés, télécommande évaporée, et objets divers et variés ingurgités, le dernier en date étant mon stick à lèvres.
    Je vous rassure, plus de peur que de mal, j'ai filé chez mon pharmacien (hum hum), qui m'a félicité d'utiliser des produits 100% naturels et donc non toxiques, en plus il n'a pas fait l'ombre d'un reproche concernant mon manque de vigilance, un vrai gentleman !.

    Petit concours de photos ....

    Allez c'est décidé je le lance ce concours, concours de photos "trop la honte"!  l'idée est arrivée pendant une conversation entre nanas, bien tardive d'ailleurs (cf l'heure du post ....)

    Alors il  y en a certaines deja qui savent que si elle sont pas sages je publie les leurs en premier mdr !!!!

    Alors la photo "trop la honte" c'est the cliché qu'on assume carrément pas, on aurait tué le photographe si on avait pu, au mieux on aurait transformer son cher appareil en ballon de foot pour l'envoyer suffisamment loin et qu'il ne le retrouve jamais, moi jaurai pris soin avant dejeter la carte mémoire à l'eau .... ah vive le numérique ... bon ben justement qui se jette à l'eau en premier ? allez allez j'attends vos photos sur mon mail , je les publierai au fur et  a mesure , vous avez le droit a plusieurs photos pour concourir, vos votes et commentaires dans la section du meme nom ....

    Jess jai des mails je les prends en considération ?  ;)

    bonne crise de rire en tout cas, tes championne hors catégorie ! ....

    ROUGE DE HONTE

    9/11/2008

    Vous êtes autorisé à faire copier coller et surtout à faire suivre par mail par blog tout ce que vous voudrez ! .....

    URGENT .... il faut bien ... sinon je vais demander à mon patron qu'il vire directement ma paie chez Total ..... 150 bornes par jour cest beaucoup ... beaucoup trop ...

    A débattre ...

    9/10/2008

    enfin .... !!!!

    pas de gagnant cette fois ci .... franchement je pensais que quelqu'un trouverait rapidement mais finalement c'est mes indices je crois qui vous ont mis dans les choux .... dommage ! pour la peine pas d'indice la prochaine fois .... oui oui j'en vois qui rouspète dans le fond, si si là bas derriere ! alors pas d'indice ! vous etes tous punis !
    allez je vous mets le resultat de la fameuse :
     
    voir l'image en taille réelle 
    Alors ? ! et ben oui je vous entends tous "haaannnn cetait ca ! "
     
    9/2/2008

    Veille de rentrée ...

      

    J'aimais les petits pots de colle, bleus ou rouges, avec le compartiment pour y ranger la pelle.

    J'aimais ma trousse rectangulaire en cuir marron qui s'ouvrait comme un livre.

    J'aimais y ranger mes crayons de couleurs, ma règle, mon taille-crayons en les coinçant sous les petits élastiques bien ordonnés.

    J'aimais classer crayons et feutres par couleur, des plus clairs aux plus foncés.

    J'aimais l'odeur des protège-cahiers tout neufs, les cahiers aux pages encore collées, pleins de mes espoirs de bonnes notes.

    J'aimais ranger mes affaires dans mon cartable, sentir le cuir, laisser mes doigts courir sur la croûte et entendre les fermetures se verrouiller.

    J'aimais le mettre sur mon dos pour me sentir grande, pour voir quel poids je pouvais porter sans plier.

    J'aimais les petites pochettes extérieures qui abritaient la boîte ronde de mon éponge et celle de mes craies.

    J'aimais la boîte de pastilles pour la gorge, jaune avec une bande rose, qui me servait à ranger mes bons points, mes petites images et puis les grandes, parfois.

    J'aimais la magie des buvards et ma gomme aux deux côtés : le rose qui laissait des traces et le bleu qui faisait des trous dans le papier.

    J'aimais mon crayon noir rayé noir et rouge et puis mes étiquettes avec Sarah Kay sur mes livres.

    J'aimais "les courses de rentrée", cette sortie annuelle et magique, parce que nous allions faire parfois les "grands magasins". Maman choisissait avec moi mes vêtements de rentrée. J'avais toujours peur qu'elle dépense trop. Mais j'aimais mes chaussures neuves et mes nouvelles peaux pour marcher sur la route de l'école à l'aube de l'automne.

    Je n'aimais pas l'école, ou alors juste les récréations, les jeux dans la cour, les cris sous le préau les jours de pluie, les poésies à réciter devant la classe, les heures de chant et de cuisine... Août change de couleurs, je le vois bien. J'ai cette boule qui enfle un peu plus chaque année. Je me souviens de ce cartable que j'aurais voulu apporter ailleurs et remplir d'autres choses. Cette rentrée qui approche me fait peur avec ses grands pas d'ogresse. Je voudrais rester ici, regardant par la fenêtre les gens qui courent, comme quand on est malade et qu'on se sent libre du tourbillon du dehors. Je ne sais pas encore bien la date ni les horaires, mais je sais qu'il faut me préparer, d'ici un peu plus d'un an .... Alors, en attendant de couvrir à la dernière minute les livres des garçons, de coller son nom sur les fournitures, je prépare sa garde-robe d'automne, loin des grands-magasins de mon enfance, mais pour qu'il ait le bonheur tout simple de se glisser dans une peau neuve pour une année qui commence...