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7/31/2008 
On s'habitue au parfum, au grain de la peau, aux petits travers dont on sourit. On s'habitue au fil des jours qui se détricotent sous nos doigts. On s'habituent aux gestes qui reviennent comme des litanies. On s'habitue au temps qui ne change pas de couleur, aux mots qui se font plus rares. On s'habitue à sa propre transparence dans le regard de l'autre. On s'habitue aux silences qui en taisent long. On s'habitue à marcher les mains dans les poches, à se coucher dans le froid. On s'habitue à vivre sans feu, sans lumière, sans rêve. On s'habitue aux baisers d'associés, aux petites phrases plaquées. On s'habitue à crier en silence et à ne pas être entendue. On s'habitue à ne pas partager chagrins et bonheurs. On s'habitue à vivre en parallèle. On s'habitue à faire inlassablement les mêmes choses sans attendre un retour. On s'habitue aux absences qu'on trouvait insupportables et angoissantes, aux mots doux évanouis, aux attentions délicates qui ne se posent plus sur la peau. On s'habitue aux sonneries du réveil, aux départs sans embrassades, aux retours sans chaleur. On s'habitue à se fermer, prisonnière de soi-même, à ne pas être lue, à ne pas résonner. On s'habitue à ne pas être attendue, regardée, soutenue .... " Je sens qu'on s'aime moins Peut-être même qu'on s'aime plus Je dis ça parce qu'on ne se dit rien Qu'on n'en discute même plus On se raccroche à ce qu'on peut Pour croire que l'on existe encore un peu (...) J'ai peur de nos manques d'efforts Pour supporter le quotidien Parce qu'on se connaît par cœur Et pire, on se connaît trop bien Pour quelques instants de bonheur On préfère des plaisirs faciles, ailleurs (...) C'est ça l'incertitude Qui me ronge et me tue Si c'est perdu d'avance." ---Chanson par Isabelle Boulay---
Je crois qu'il est possible de parler d'un avant, ce temps indéfini où j'ai laissé passer les jours sans les marquer au fer rouge, sans leur donner de dates, hormis celles des naissances des enfants et celles qui marquent une existence parce qu'elles en bouleversent le cours. Avant, je pensais à ce que je devais faire, me félicitant de ce que j'avais déjà fait ; j'avais quelques images incertaines, quelques notes qui traversaient mes heures ; j'étais rivée au concret comme une statue à son piédestal, persuadée que les rituels de appartenaient au passé, que le naguère deviendrait un jadis. Je me contentais de figer le factuel avec une écriture appliquée dans les cahiers d'école, de récolter ça et là des petits morceaux d'arrêts sur images. J'avais cessé d'écrire brutalement. Je suis revenue vers mes mots de la même façon et j'ai bien vite retrouvé cette mécanique interne qui repose peu mes pensées. Les phrases se posent au fil des heures, au plus près de ce que je vis, de ce que je vois, de ce que je sens. J'ai parfois peur de l'invasion cérébrale. J'ai souvent le sentiment de me couper du monde, un peu barricadée derrière mes promenades silencieuses devenues incessantes. Je n'écris plus à la plume dont j'aimais tant voir l'encre se laisser boire par le papier plus ou moins épais. Je n'écris plus non plus à la mine graphite en italique pour aller aussi vite que les défilés de mes textes derrière mes paupières. J'écris avec tous mes doigts qui connaissent par coeur l'ordre alphabétique du clavier. J'écris tous les jours avec ce bonheur un peu oppressant de laisser une trace de la date qui se meurt et ne reviendra plus. Parce qu'une journée où l'on n'a pas ri, pas donné, pas vraiment vécu est une journée perdue... Une journée qui porte des mots est toujours une trace. Alors, je trace, ici, les contours souvent plats d'un petit quotidien. 7/30/2008
N'est ce pas craquant lorsque vous le voyez baisser son ti popotin alourdi par la couche à presque tomber en arrière pour cueillir à terre une fleur en fin de vie et vous la ramener tout fièrement en disant "maman" ...... elle a échappé le matin à la tondeuse mais pas au dur soleil de l'après midi, elle est chanceuse elle finira sa vie tumultueuse dans une boîte à souvenirs .....

7/29/2008 et bien visiblement non y'a personne qui suit , je vous avais même pas donné le resultat de celui ci ;) Bravo encore, décidément elles sont trop faciles ces photos ou alors vous êtes vraiment tous trop forts ...
Treize heures trente. C'est la première heure que j'ai su lire, l'horaire du rendez-vous quotidien avec un coin de campagne lointaine, dans un village d'antan qui me faisait rêver, comme beaucoup de petites filles de mon âge. J'attendais les premières mesures du générique pour commenter celles qui suivraient : la roulotte tirée par les chevaux, les visages radieux des parents, la maman qui arrange ses cheveux, les petites qui courent dans les herbes hautes, la plus petite qui chute dans la pente, le petit pont du village et le titre de l'épisode que je m'efforçais de lire le plus vite possible avant qu'il ne disparaisse. J'étais la cadette, forcément, celle qui suivait une soeur parfaite aux yeux incroyablement clairs, même sur l'écran noir et blanc en vacances chez papi et mamie. Je rêvais de robe longue, de grands tabliers, de bottillons à lacer, de béguins fleuris. J'avais déjà les longues tresses et le goût des découvertes, la charlotte pour dormir, que ma grand-mère avait faite spécialement pour moi et bordée de broderie anglaise. Je cherchais dans mon entourage qui se cachait derrière les personnages les plus odieux, je me réjouissais de leurs victoires et pleurais avec eux les drames de la vie. J'ignorais encore que les héros de feuilleton sont quasiment invincibles : je tremblais et vibrais, buvant chaque parabole du père, chaque pardon de la mère. J'ai grandi avec eux, prenant toujours le même plaisir à plonger dans leur univers d'avant, ce temps qui, je l'ai toujours pensé, aurait dû être le mien, au point d'avoir envisagé pendant quelques années d'aller vivre en Pennsylvanie, chez les Amish.. ... c'est à se demander parfois si ils ne sont pas plus heureux que nous .... enfin tout est juste mesure ....
Les années ont passé. Les écrans sont en couleurs. On découvre les teintes des robes de Laura, les yeux de Marie. Rien n'a changé. Cette fois, c'est ma tite soeur qui vibre qui tremble et s'inquiète, me demande si l'épisode qu'elle regarde va bien se finir, si Laura va se perdre, si Marie aura le premier prix, si le malade guérira, s'ils auront de quoi manger, si la chipie de Nelly sera punie comme elle le mérite... Elle qui aime tant les films d'aventures et les dessins animés se laisse submerger par les émotions fleur bleue. elle entend les sermons, reçoit les bons sentiments. Moi, je mesure combien les situations m'ont marquée et je replonge avec délice dans les herbes hautes qui entourent la Petite maison dans la prairie ...

hummmm un peu de cuisine ca faisait longtemps ! Disons qu'hier après avoir fait la tournée des grands ducs, je me suis retrouvée avec 3 belles courgettes bien fraîches ( ca ne se refuse pas des courgettes du jardin ! merci Papi Ribeiro et Grand Mamie de Tiago !) donc me voilà en train de chercher une recette et puis bien sûr je me suis dit allez des courgettes farcies ! javais un peu de chair a saucisse au congèl' ca tombe bien ! Ingrédients : - Une belle grosse courgette toute fraîche !
 - 400g de Chair à saucisse
- 1 tranche de jambon blanc
- 2 Échalotes
- Gruyère râpé
- Chapelure
- Beurre
- Ciboulette ou persil
- Sel fin et poivre noir
Préparation : - Préparer la farce : mettre la chair à saucisse dans un récipient rond. Ajouter le jambon coupé en très petits morceaux, puis les échalotes émincées. Mettre du poivre et du sel fin, puis les herbes coupées finement. Mélanger le tout. - Couper la courgette en deux, évider chaque moitié avec un couteau et une cuiller. - Remplir chaque moitié de courgette avec la farce. Ajouter dessus un peu de gruyère râpé, un peu de chapelure et quatre noisettes de beurre.  Cuisson : Mettre le plat dans un four chaud (200°, niveau 6) pendant 3/4 d'heure, enfin dès que ca dore tout dépend de votre four .... Servir : et voilà hummmmmmm !!!! Le Conseil du Chef : Ne jeter pas la chair évidée de la courgette ! Mettez la dans le fond du plat avant d'installer les demi-courgettes. Cela évitera que le fond des courgettes grille, et cela peut faire un peu de chair en plus. Bon je retourne à mes bains de soleil et à ma piscine !
Le fil s'est allongé pour étirer les vacances et gagner quelques heures. Les nuages n'ont pas eu de prise sur notre envie de liberté et nous sommes allés courir sur la plage désertée par les préparatifs de rentrée. En voleurs de temps que nous avions décidé d'être, nous avons vécu sans montre, laissant le sable couler entre nos doigts, entrer dans nos chaussures une dernière fois, jouer avec la mer et caresser le vent. Ils ont noyé leurs cris dans les vagues, ils ont trempé leurs vêtements, ils ont laissé leurs idées errer dans l'espace qui était là pour eux, creusant au hasard, remplissant des seaux dans un va et vient incessant, caressant la plage, enfouissant leurs mains, marquant le sable humide de leurs empreintes pressées. C'était doux, léger, comme un lendemain de fête et non une veille de rentrée, parce que cette année, particulièrement, je redoute les horaires, la course contre la montre, mes horaires des uns et des autres, les impératifs, les timing serrés les réunions, ce rythme de ruche qui me donne le vertige ; cette année, j'ai envie de les garder au chaud, de laisser venir à luil'envie d'apprendre au hasard ; cette année, je n'ai pas préparé à l'avance mes affaires, moi qui mettais naguère un point d'honneur à tout faire bien et vite. ... Je ne veux pas retourner là bas alors je me suis arrêtée sur la plage pour les regarder vivre ....

7/27/2008
De retour ........ trop vite, toujours trop vite quand c'est si doux ces vacances avec mes trois amours .... Le temps a glissé sur cette route droite sans que je le remarque. Quelques gouttes sur des moments bien calmes autant qu'inespérés. Ma soeur avait la place de la petite tata, de la baby-sitter aussi, veillant avec gentillesse sur les doudous à ramasser, les gâteaux à tendre pour distribuer une peu de patience. Nous avons discuté, toutes les deux, pendant quelques sommes de derrière notre dos. Nous avons parlé à coeur ouvert de toutes ces blessures des semaines passées, de tous ces coups de tonnerre qui nous tiennent éloignées. J'ai retrouvé cette bienveillance qui la caractérise, ce "c'est pas grave" qu'elle a su dire très tôt. Je ne nous ai pas perdus. Je n'ai pas crié. Ils ont été exemplaires. Ils ont profité, joué. Nous avons chanté. Un seul arrêt a coupé le voyage que je redoutais tant.
Ce soir, je suis soulagée et, sentiment étranger à moi-même, fière de moi...

7/18/2008 Gagné et pas une erreur et moi qui pensais qu'au contraire ce serait plus dur .... humm ca me donne du boulot avant de partir en vacances tout cela ! allez une avant de partir en vacances ....  et la nouvelle la voici, allez quand je reviens le 27 vous me trouvez la reponse d'ici là, je m'excuse pour la qualité de la photo mais celle ci a ete prise sur le compact de ma mère mais que ce ne soit pas une excuse pour ne pas trouver car le nombre de pixels n' empêchera pas de trouver ! D'autant plus qu'a bien y regarder elle est vraiment plus facile ! a bientôt et merci à toutes pour vos comm et votre participation, je vous embrasse fort et à dans une semaine !   J'en ai acheté pour Mélissa Paolo et moi, mais je n'en ai pas trouvé par lui, qu'importe il préfère nous les piquer et ne les l^che plus ..... aperçu de la journée de Tiago avec son nouvel objet fétiche ....  Huummmm un peu grand le chapeau à papa mais cest pas grave je continue d'avancer même si je vois pas bien clair ! lol  c'est toujours un véritable un casse tête, voilà une des seules choses que je trouve plus compliquée lorsqu'on a un enfant ... hummmm moi et mes envies de familles nombreuses je n'ose imaginer avec 4 ou 5 enfants ....... (euh le pti sac orange cest à Tiago ; le gris et jaune à mon homme et le gros rouge en basà droite c'est le mien , mais j'en ai qu'un pour une fois !)  T'es sûr qu'on aura assez de place ? oui oui t'nquiètes pas le 4x4 il charge .... quelques instants plus tard .... C'est bon on a tout mis ? euh non y'a encore la nourriture, la glacière et les serviettes de bain et de plage .... Waou, mais c'est quoi ces sacs énormes que tu me donnes là ....  courgettes, tomates, jambon, ricotta et oignons ...huummmmm  de bien bonnes groseilles du jardin, appréciées par Tiago et moi .... dommage y'en a presque plus ! 
 Je sais qu'il me faudrait dormir, que la fatigue d'une nuit blanche alourdira celle que la route va dérouler sous mes pieds, que les bruits se feront plus stridents, que mes nerfs seront à vif. Mais toutes les peurs viennent se donner la main pour une ronde infinie qui m'étourdissent hors du sommeil. Peurs d'oublier, peur de me perdre, peur de la route chargée, des crissements de pneus, ces cris dans nos portières. Il y a de la colère gorgée d'amertume parce qu'Il me laisse seule face à cette route ensorcelée sans m'avoir proposé son aide. Et l'épuisement né de ces dernières semaines où je n'ai fait que courir, où j'étais trop fatiguée pour profondément dormir, où je n'ai pensé qu'au temps à rattraper, où je n'ai fait que hurler des ordres insoumis, empoigner et faire mal, lancer des mots trop gros pour leurs fines oreilles, leur demander d'être autre chose que des enfants que je ne supporte plus. Parce que leurs vacances commencent et qu'elles ne seront pas miennes. Parce que le quotidien se loge au fond de mes bagages et que je n'ai plus qu'un besoin à cette heure : me retrouver seule, tout seule, lovée dans un silence qui viendrait me bercer, parce qu'une ritournelle blessante ne cesse de susurrer : qui donc prend soin, un peu, de moi ?
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