Audrey's profileღ♥ Chez Ti Coeur ♥ღ-un t...PhotosBlogListsMore Tools Help

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    5/28/2008

    J'ai des cheveux blancs ....

    aïe aïe ........ et ce n'est pas une nouvelle. Voilà bientôt 10 ans que je me tâte à me colorer les cheveux (et j'ai à peine 30 ans, oui oui 27 cette année oh la la dire que j'angoisse déjà à l'idée d'être sur la pente redescendante vers les 30). Non, que ça soit pour tenter des couleurs psychédéliques et me faire remarquer ;-) quoique, mes couleurs n'ont pas toujours été réussies (c'est un métier coloriste, oui madame !), c'est vraiment pour cacher des cheveux blancs. Mais bon vu que j'aime le changement je faisais de temps en temps des couleurs "temporaires" les fameuses 5 à 6 shampoings qui cachaient le seul ou le duo de cheveux blancs ...  Au début, je n'avais qu'une mèche, celle des élus m'a t'on dit (élu de quoi, je n'ai jamais su, ah si, j'ai été déléguée de classe en 5ème, mais je m'égare ;-)). En attendant, je n'ai pas toujours eu le sou pour aller chez le coiffeur faire mon régé (j'adore ce mot désuet !). J'ai, par conséquent, essayé de nombreux shampoings colorants et de nombreux châtains (avec ou sans reflets). Souvent attirée par des packagings aux couleurs chaudes ou bien au design plus moderne, j'ai souvent été déçue. Il faut dire qu'en matière de présentation, les fabricants ne font pas de grands efforts alors quand vous en croisez un joli dans les linéaires, vous craquez (bêtement !). D'aucuns me diront que ce qui compte c'est le produit et sa qualité, mais moi, je suis une fille et le packaging doit être beau. Malheureusement, le shampoing qui ne m'a jamais déçu à un packaging ringard. Mais c'est un produit sur lequel j'ai toujours pu compter. Car maintenant ma mèche à fait des petites et le temps m'étant compté pour aller chez le coiffeur (surtout en ce moment - mais je vous rassure pour ma coupe, je trouve toujours le temps), j'utilise Excellence Crème de l'Oréal.

    Mais là ca devient urgent, eh oui ces derniers temps on arrête pas de me le dire allez savoir pourquoi ... en plus d'un air "ooooooohhhhhhh my goood mais audrey t'as des cheveux blancs ?? !!!!!!! mais quel âge t'as ....???!!!!""""""" hummmmm je sais pas comment je dois le prendre .... est ce que je parais trop jeune pour en avoir , cest bien ca . ? ! dans ce cas là ca va ! Enfin toujours est-il que c'est horrible parce quils ressortent vu qu'ils frisottent .....  ma mère me dissuade me dit que ca va m'abîmer les cheveux que faudra que j'y retourne souvent chez le coiffeur pour les entretenir donc que ca me coutera cher mais d'un autre côté je m'étais jurée que je commencerai à me les colorer dès les premiers cheveux blancs et puis ca va pas aller en s'améliorant et là j'ai bien besoin d' une coupe .....


    Et vous, est-ce que vous faîtes des couleurs ? Si oui, allez vous chez le coiffeur ou bien le faîtes vous à domicile ? Et, avouez-le moi, avez-vous des cheveux blancs ?

    Et vous c'est quoi le vôtre ???

    Cocci  Marie  hummm .....



    ces petits objets font partis de notre quotidien et affichent aussi bien qu'un sac à mains ou un porte clefs un petit bout de notre personnalité, alors à l'image d'un ancien post que j'avais fait sur nos frigos (oui oui souvenez vous javais pris mon frigo en photo et attendait les vôtres en retour !) je vous laisse admirer et deviner lequel est à qui ;) et puis si vous avez le temps mettez le vôtre sur votre blog ou ici que je l'ajoute !

    Après vide ou pas, avec des pièces, des billets , des grigris, je ne vous demande pas ce qu'il y a dedans ..... ni combien ;)

    bon j'ai pas dit que j'élirai le plus beau mais je crois déjà savoir lequel est le plus moche lol


    ptite main potelée

     

    Enfin le résultat

    photos mystère , c'etait facile !.... enfin en même temps y' a pas eu

    beaucoup de débat sur ce

    que ca pourrait bien être !

     

     

    Mise au poing et tarte au citron ...

    Comme souvent et presque toujours, c'est parti d'un mot soufflé, un soufflet de mots, mes plus grands détonateurs, ceux qui, jusqu'au bout je le sais, je le sens, me feront avancer sans éviter les blessures, sans renier les méandres. Réfléchir, c'est se regarder en face, dans un miroir bien lisse avec une lumière franche. Depuis deux jours, c'est ainsi que je me mire, que je me scrute et m'interroge. Il y a une horde d'adverbes qui attendent de vraies réponses, de celles qui se regardent droit dans les yeux, sans craindre ceux des alentours. Peu m'importe de plaire, peu m'importe de déplaire. Je ne suis pas là pour cela, je ne vends pas de rêves, je ne pèse pas mes mots, ceux-ci sont trop lourds de sens...
    Pourquoi ? Pourquoi ce blog, pourquoi cette bulle, cette porte, ouverte ? La réponse est dans son nom. C'est ma porte, celle dont j'ai choisi les dimensions, les couleurs, les caractères. Je la voulais sobre, comme l'est mon salon, le plus dépouillé possible. J'ai choisi de la laisser ouverte parce que, dans la vie en vrai, je ne me cache pas, je me livre, je suis, légère et noire à la fois... J'ai pensé marcher à côté du temps, ne pas le laisser me voler tous ces jours qui défilent sur le vide de l'itération. J'ai guetté, chaque parcelle, la sensation infime qui me faisait du bien, le petit pincement que je voulais retenir. Ma porte est devenue un journal de bord, au fil du temps, au fil des "moi". Le ton a changé, la dame aussi... Même si elle a encore à apprendre beaucoup des mots des autres qu'elle ne parvient pas à dompter.
    Pour qui ? Pour eux, mes petits, mes grands, mes autres, mes plus proches, mes parents. Je veux laisser mon regard sur eux, qu'il soit dur, qu'il soit chaud, il est toujours authentique. Je ne triche pas sur mes émois, mes agacements, sur mes défauts, sur mes blessures. C'est pour eux, mes enfants, que je grave, au quotidien, avec l'idée qu'ils auront, s'ils le veulent un jour, plus tard, peut-être même après moi, une image du chemin de mes pensées. Mais vous êtes les bienvenus, vous qui ne laissez jamais de traces, vous qui en laissez chaque jour, vous qui glissez des mots sous ma porte, vous qui vous trouvez bien, qui vous trouvez tout court... Si vous voulez du léger, du pailleté, du lisse et de l'aseptisé, mon monde ne vous conviendra pas. Je ne suis pas là pour soutenir ceux qui souffrent, je ne suis pas une marchande de phrases, on ne passe pas commande. Je me contente d'avancer, d'aujourd'hui à demain, en fixant mes pas... Nul roman entre mes lignes, de la vie, de la vraie, de celle dont on fait l'existence, de la petite existence de quidam, heureux dans son infiniment petit.
    Comment ? J'ai laissé les commentaires ouverts aux quatre vents. Je les attends chaque jour depuis quinze mois, me demandant pourquoi sur cinq cents visiteurs je n'ai parfois qu'une poignée de mains, une pincée de mots, alors qu'une tarte au citron déchaîne les passions à quelques rues d'ici... Je m'interroge sur mes visiteurs, sur l'image qu'ils ont construite de moi au fil des mois ou sans remonter mon temps. Je n'avais jamais, jusqu'à hier, supprimé un seul commentaire. J'ai toujours répondu, à moins d'un involontaire oubli, à chacun de ceux qui avaient pris du temps pour laisser une empreinte. Désormais je m'interroge sur l'avenir de mes pages. Parce que je ne supporte pas d'être jugée ici, parce que je ne veux recevoir aucun avis sans l'avoir demandé, parce que certaines de mes photos ont été transportées au hasard d'internet grâce à Monsieur Gogole et peut-être certains de mes mots... Je ne me tais pas pour écrire ailleurs, ni autrement. Je n'ai pas l'envie d'un roman, je n'en ai pas le talent et surtout pas le courage. Je suis une conteuse de ma petite vie et je n'aspire à rien d'autre. Nulle question de vendre une image. Les mots ne s'échangent pas contre de l'argent et encore moins une aumônière de gloire après laquelle il faut courir...
    Il me reste plusieurs solutions : donner à ceux qui la demande, la clef de ma porte qui deviendra Sésame, ce qui me privera d'autres belles rencontres, comme celles que j'ai faites depuis plus d'un an.
    Reprendre ailleurs, dans le plus parfait anonymat, mais je n'aime pas l'idée de la fuite.
    Apprendre à cicatriser plus vite des flèches reçues pour grandir encore... Sans doute mais il me faut alors encore un peu de temps pour panser...
    Merci à tous et toutes pour vos commentaires, touchants et délicats. Je vous devais quelques explications, celles que j'étais incapable de donner hier encore... non je ne délaisse pas cet espace

    Je reste un peu immobile, cherchant la direction dans laquelle reprendre mon envol...

     

    5/24/2008

    Page blanche


    J'ai traversé les rues, feuilletant au hasard les instants-clefs de sa journée. J'ai passé en revue tout ce qu'elle avait déjà, essayant de trouver ce qui pourrait lui manquer. Et puis j'ai rebroussé le chemin de mes souvenirs, en commençant par le temps des complots et autre murmures, souriant en silence de la délicieuse répétition... Même si une part de moi a toujours peur, cette peur de ne pas être la mère qu'il luifaudrait, de ne pas savoir dire les mots justes et doux, de ne pas être assez tendre. Mes mots ne sont que mes mots, ils n'apparaissent pas dans mes gestes et j'ai du mal à accueillir les cadeaux... J'ai repensé à la petite fille que j'étais, celle qui jamais ne s'est contentée du cadeau préparé à l'école avec le papier crépon et la ficelle volée en cachette. Chaque année, j'ai écrit un poème ou fabriqué un objet, avec le peu de soin qui me caractérise, le surplus de colle qui fait des grosses boules et qui ne sèche jamais, les coins mal coupés, le papier qui plisse. Je me suis rappelé un bougeoir en terre cuite, ou un miroir en bois avec des fleurs peintes, un collier de noix peintes, que je trouvais particulièrement réussi, fait avec du papier d'alu ... Plus tard, quand j'ai eu un peu d'argent dans ma tirelire, je lui ai acheté des bijoux avec des fleurs séchés et puis un grand plateau dans les tons pastels... Je crois qu'elle a tout gardé, ma maman, celle qui n'aimait pas la fête des mères, celle qui rêvait que, ce jour-là, tout serait léger, que sa fille écouterait à merveille et que sa chambre serait mieux rangée et les notes meilleures. J'avais l'impression que ce jour-là en particulier, ses attentes étaient encore plus profondes, sans doute bercées douloureusement par le lien qu'elle avait avec sa propre mère... J'ai traversé plusieurs magasins, touché des dizaines d'objets que j'ai reposés avec le même désarroi, le même vide.Et puis je suis revenue à ma quête désespérée. Enfin, je me suis mise à la place de celle qui m'a mise au monde, qui m'a accompagnée toutes ses années avec le lot d'interrogations, de doutes et de peurs que je lui ai offerts. J'ai rayé les parfums, les bijoux, les sacs et les livres, les albums, les fleurs, les trousses à manucure et le soin relaxant... J'ai décidé de rentrer parce que je savais qu'il est une chose qui la comblera mais que je n'offrirai pas pour lui faire plaisir, une chose authentique qu'elle a reçue au compte-gouttes, par bribes, parfois dans des instants de culpabilité : juste une lettre dans laquelle je lui dirai tout ce que je dois lui confier de mon amour pour elle, de ce qu'elle a fait pour moi, avec moi, toujours et encore et le plus loin possible. Je lui dirai combien elle a été une maman douce, aimante, patiente et attentive, combien elle ne doit s'en vouloir de rien, combien elle est étrangère à ce qui m'a blessée et combien je lui dois d'être moi, dans toute ma complexité que j'arrive désormais à trouver amie et finalement, combien je trébuche là où elle est restée debout... Alors dimanche, à l'heure que j'aurai choisie, je lui glisserai la lettre que je n'ai pas encore écrite, avec la profonde certitude d'avoir, enfin, trouvé le cadeau qui lui manque...

    5/19/2008

    Le rendez vous quotidien

    Quand la sonnerie retentit,
    - Il dit : C'est encore un démarcheur !
    - Elle pense : C'est Audrey...
    Car j'appelle toujours à la mauvaise heure, à l'heure des repas, comme si j'avais besoin d'invités à ma table.
    - "Tu as cinq minutes, je peux te lire ce que j'ai écrit ?"
    Cinq minutes, avec moi, durent environ mille huit cents secondes... Parfois plus, jamais moins...
    Si vous êtes pressés, ne me parlez pas !
    Elle me répond toujours :
    - "Oui, bien sûr, je t'écoute ma chérie...",
    comme elle l'a toujours fait, même quand elle était ivre de mes paroles, lasse de sa journée, angoissée par mes maux...
    Parfois, j'entends qu'on renifle de l'autre côté...
    Parfois, elle entend que ma voix se transforme parce qu'elle est toute mouillée.
    Parfois, Elle rit et Lui raconte pourquoi.
    Pendant la lecture, mon Petit Prince écoute, regarde mes notes et, en se penchant légèrement vers mon visage, guette ce que je ressens...
    - "Tu n'as pas pleuré aujourd'hui, Maman."


    Après ma lecture, il y a du quotidien qui s'invite bruyamment à la conversation ; chacun y va de son petit commentaire, de sa fourchette qui tombe, de sa dernière blague Carambar... Et tout le monde se retrouve dans le téléphone. J'imagine que, parfois, Elle éloigne le combiné de son oreille...
    Après ma lecture, il y a son petit commentaire :
    -"C'est beau, continue !"
    Je sais qu'elle aime les mots. Les mots qui raisonnent. Qui touchent. Qui réconcilient.
    Ma plume, je la lui dois, Elle qui m'a appris
    à composer des Alexandrins
    à parler par prétérition,
    à faire des acrostiches,
    à trouver des contrepétries.

    Elle qui me demande toujours de relire ses textes pour corriger les fautes, de rédiger ses entretiens annuels, elle qui me faisait faire des heures de dictée et de copie, merci pour toute cette perséverance ....


    J'aimerais qu'un jour, Elle m'appelle, à l'heure du repas ou des bains, sans avoir peur de me déranger. Et qu'Elle me dise :
    -"Tu as cinq minutes, je peux te lire ce que j'ai écrit ?"
    Alors je lui répondrais :
    -"Oui, bien sûr, je t'écoute... Maman..."


    Gagné les loulous !

    Oui oui de TIAGO

     

    hé oui il s'agissait bien du grelot de Oui oui ...

    un Oui Oui qui a beaucoup voyagé ....

    car je suppose qu'il est Made In China comme 99,9 % des jouets pour enfants

    et a été importé à MAdère, puis acheté la bas par un cousin à Tiago

    qui lui a ensuite envoyé ici à Bellot .....

    Tout le monde ne peut pas se vanter d'avoir autant voyagé non ?

    5/18/2008

    Sieste du jour ..... contre maman ....


    Sieste du 18/05/08

    Au fond des poches. Agrippant la lanière de mon sac. Glissée dans la sienne. Repoussant mes cheveux. Ma main en toute liberté, d'agir et de panser. Ne cherchant rien, rien d'utile, rien d'urgent. Suivre seulement mes pas, la cadence d'un corps en vacances, léger de ce petit corps qui m'épouse depuis 16 mois, embobinées dans 4 mètres 20 d'écharpe subtile qui garde nos parfums mêlés et la poussière des lieux traversés...

    Tiraillée entre l'encore un peu et le jamais plus, j'ai cherché le souvenir de son poids contre moi. Et j'ai frissonné à l'idée qu'il pourrait me repousser comme il l'avait fait un matin, sans sommation, décidant que sa dernière gorgée était celle de la veille et non celle du lendemain. Alors, au coeur de la saveur de ma légèreté, j'ai tremblé en pensant que notre dernière balade à deux ne m'avait laissé qu'un souvenir de quotidien, de geste accompli sans réfléchir, un geste saccadé d'automate bien huilé. Parce que je suis la presque seule qui l'écharpe, parce que ses grands-parents offrent leurs mains, leurs bras ou la poussette, parce qu'elle a des envies de grandir vite et que rien ne peut la retenir, cette toute petite plume... parce que j'avoue que moi aussi me laissant emporter par la vie de plus en plus pressante je prends la canne pour les courses ....

    aujourd'hui pas de sieste , tu n'as pas voulu dormir dans cette chambre et ce lit qui t'était inconnu ....  il s'est bien sûr endormi dans le siege auto en partant pour chez mamie , et tout en douceur je l'en ai sorti ....

    j'ai senti sa joue se coller contre mon sein, ses jambes pendre un peu plus, ses mains ballotant pour l'une et lautre venant chercher appui sur mon coeur. J'ai senti le poids de la fatigue se transformer en sommeil. J'ai su qu'il dormait mon ange, sans avoir à guetter son reflet dans une vitrine, sans avoir à cueillir au vol les mots des passants... Mon corps connaît le sien et s'en souviendra, le plus longtemps possible, le plus doucement possible, même s'il faudra répondre encore et de plus en plus à ceux qui s'interrogent sur ce qui leur paraît étrangement masochiste et infantilisant. Alors, si on vous demande jusqu'à quel âge vous allez porter votre enfant en écharpe ou encore meme dans les bras, répondez comme moi, très sérieusement, à ceux qui ne ressentent rien : "douze ans et demi, pourquoi ?". Et n'ajoutez pas combien mon corps pleurera sa solitude, ils ne comprendraient pas...

    The Come back

    Allez ca faisait longtemps, mais il fallait bien éviter une certaine lassitude alors je repars et je vous en ai fais une ptite floppée ce week end de photos cest moi qui vous le dit .... alors pour ce grand retour de la photo mystère, je rédémarre facile quand meme alors vous allez me trouver ca vite fait bien fait ....

    d'ailleurs a bien y réfléchir je pense que toutes celles que j'ai fait sont bien trop faciles à trouver ro ben zut ....

    Pas d'indice ce serait encore plus plus facile ...


    mystère mystère ... pas tant que ca ...

    Petit dos nu

    Méli 17-05-08

    Elle a cinq ans, bientôt six, elle est seule. Je suis assise, tout près, derrière elle depuis plus d'une heure. Elle n'a pas bougé. Moi non plus. Elle observe les autres qui jouent, tout à côté, avec son seau et sa pelle qu'elle a prétés sans hésiter ou sans oser refuser. Je l'observe observer, cette petite fille gracieuse à la bretelle qui tombe avec une infinie délicatesse. Ne la remonte pas, surtout, ton dos est ravissant. Sa tête est légèrement penchée. C'est l'attitude des gens qui doutent et c'est aussi celle de ceux qui s'adressent tendrement aux enfants. C'est une posture toute en douceur. Il ne fait plus très chaud. C'est la fin de l'après-midi au parc de Bellot. J'ai marché des heures toute seule à travers Bellot avec, comme seul compagnon, l'appareil-photo, celui que je préfère parce qu'il n'est pas docile, parce qu'il faut régler le temps de pose, parce qu'il faut prendre son temps, parce qu'il laisse une ombre de doute sur ce que l'on veut revoir, après bien sûr c'est du numérique dommage cette impatience quand on emmenait ses photos pour le développement. C'est joli ce mot Développer. Je me demande s'il y a assez de lumière, si son petit dos aux omoplates de danseuse sera net, si je saurai retrouver le sentiment qui me traverse. Le temps a passé. La terre a tourné. Elle n'est plus au soleil. Je vois qu'elle a la chair de poule. Déjà, les autres, ceux qui l'ont ignorée, sont repartis comme ils sont restés : bruyamment. Elle joue enfin, avec ses propres et rares jouets de sable. Elle creuse, tamise, verse. La tête toujours penchée. Je ne peux partir. Je suis fascinée par ce petit dos si gracieux. Cette petite bretelle qui ne veut pas tenir. Ces épaules dorées qui prennent froid, tout doucement. Je rêve à la petite fille que j'aurai, peut-être, un jour. Elle aura un petit carré qui dévoilera sa nuque et une petite robe dos-nu. Elle est venue sans sa maman et, bientôt, c'est une voix rude qui l'appelle. J'ai oublié son prénom. Elle ne dit rien. Elle range, se lève et suit celle qui la garde sans la surveiller. Je la regarde partir en espérant la revoir, demain peut-être.
    J'ai vingt ans. non pardon bientôt vingt sept .... J'essaie d'écrire ma vie et de me créer des souvenirs, pour plus tard, pour pouvoir répondre à la question qui m'angoisse "Qu'avez-vous fait de vos vingt ans ?".
    Voilà, j'ai beaucoup marché, j'ai beaucoup observé, beaucoup appris, beaucoup écrit. Et j'ai rencontré cette petite fille dont j'ai toujours la photo et qui a, aujourd'hui, l'âge que j'avais alors. .... .

    Ce joli week end se termine, petite soeur est repartie chez elle pour une dure semaine d'école et moi pour une dure semaine de boulot ....

    Tous ces jolis moments me manquent déjà ....

    Une petite photo au soleil de cette belle promenade d'hier qui nous a joué des tours , on est rentré sous la pluie de notre ballade ....

    5/17/2008

    véridique les horoscopes .... ???????

    L'image “http://www.astrologie-evolution.com/content/image/BALANCE%20POUR%20SITE.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

    Vendredi 16 Mai :

     Balance

    Vous vivez une période de crise salutaire car elle vous permet de prendre conscience de ce qui n'allait pas dans votre vie.

    Cela vous met d'humeur maussade...

    Cest tout à fait ca ...

    5/15/2008

    Petits cailloux et pierres précieuses

    Elle est Candide au coeur de l'Eldorado. Le plus souvent accroupie, quand ce n'est pas pour ceuillir les fleurs de mon bouquet de mariée, elle caresse, tamise, patouille, tapote et amasse ce qu'elle ne peut fouler sans marquer une pause, environ tous les vingt pas. Chaque sol est une mine. Une mine que l'on retrouve, grinçant contre le hublot de la machine à laver... Les galets sont des gâteaux qui sortent du four, attention ils sont très chauds ; le sable est un thé à la vanille, servi avec un sucre et un nuage de lait ; les graviers sont un peu tout ce que j'aime, tout dépend du menu du restaurant dans lequel elle m'invite : un peu soupe, un peu purée, un peu gratin ou taboulé, un peu compote ou épinards, un peu de pâtes avec du lard... Elle m'invite, dans son Eldorado et j'y déguste des mets fins, préparés pour moi seule avec les gestes qu'elle a puisés chez moi ou maman, avec une créative application. Je hume les plats, je souffle quand c'est chaud, je déguste et en redemande, la vouvoyant pour jouer jusqu'au bout ce jeu qu'elle partage, sans vraiment me lasser... Et je rebrousse alors, avec elle qui m'entraîne en riant, le chemin que moi-même je n'ai pas vu passer...

     

     

    5/14/2008

    Le Crépuscule du mieux

     

    Se croiser au hasard dans les couloirs des obligations, sans même prendre le temps de se regarder dans les yeux, marque le début d'un long chemin à l'amertume solitaire. L'hiver a été celui de ses allées sombres où n'ont résonné que les pas des enfants, la course des impératifs, les passassions des pouvoirs d'un automate à l'autre. J'ai parfois pensé que nous devenions étrangers, cherchant dans le mystère une apnée de survie. J'ai parfois imaginé ma vie autrement, ailleurs, pour toujours revenir à celle-ci, la mienne, la nôtre, celle que nous avons choisie, celle que nous bâtissons, encore, pas à pas, pierre à pierre... Parce queoui peut etre que depuis 16 mois je suis bien plus mère que femme, moi qui ne me sentais pas vraiment femme avant d'être mère. Le regard que je me porte n'a pas beaucoup changé, même s'il est un peu moins dur, mais pas encore tendre. Cet hiver nous a fait toucher du doigt qu'il nous fallait, au-delà du champ secret des projets à cultiver, ne pas perdre de vue qu'il y aura un "après", une ère étrange où la vie redeviendra un peu ce qu'elle a été, juste une vie à deux et qu'il vaut mieux ne pas se réveiller en sursaut à l'aube dans des bras inconnus, après des années de croisements aveugles dans des couloirs sombres et qu'on n'éclaire plus parce qu'on en connaît chaque aspérité. Alors, il faut réapprendre à s'approcher, à s'écouter, à dîner de temps en temps sans les enfants, à s'écrire, pas forcément des mots tendres mais des vérités crues ; il faut voler du temps aux emplois du temps, ne pas oublier de s'endormir à sa petite place, ne pas chasser ses doutes mais les mettre au grand jour pour les étouffer à deux ; il faut trembler à l'idée que tout est si fragile, même les plus anciennes institutions. Et reprendre l'habitude de sortir à deux, à l'heure où la vie balbutie dans le crépuscule, cette vie qu'on oublie quand on est enfermé chez soi, bien au chaud contre sa famille et les listes des choses à faire pour le lendemain...

    Ce que nous avons fait que trop peu depuis un an, ce que nous ferons j'espère bientôt,

    Soupirant de légèreté dès les premiers pas Dehors, retrouvant nos jeux d'antan de nos pas qui s'emboîtent, pressant ces derniers pour ne pas rater la séance, partageant un sachet de Car en Sac volé aux enfants et laissant la maisonnée endormie à une mamie bienveillante ....

    5/12/2008

    un petit bout de rêve

    Elle se lève chaque matin avec le bonheur de les revoir. Elle les embrasse, leur demande s'ils ont bien dormi, si leurs rêves étaient doux. Elle prépare leur chocolat chaud et demande à chacun ce qu'il veut manger. Elle allaite, grille, tartine, distribue. Elle prépare les vêtements pour la journée, vérifie gentiment la toilette, encourage la petite qui n'a pas très envie d'être grande, recoiffe le cadet, arrange l'aîné. Elle leur dit qu'ils sont beaux, qu'ils sentent bon, qu'elle les aime. Quand ils sont en retard, elle tente de garder son calme et presse avec bonne humeur sa petite troupe rêveuse.
    Devant l'école, elle prend le temps d'embrasser chacun avec tendresse et de lui souhaiter une bonne matinée. A son retour, elle range un peu les chambres, arrange les lits, aère. Puis elle pense au déjeuner, à ce qui leur ferait plaisir de manger à leur retour.
    Vers onze heures, elle réveille la petite dernière, la glisse dans l'écharpe et elles partent toutes les deux, au chaud, pour la tournée des écoles. La traversée du couloir est un moment qu'elle aime, pour peu qu'aucune maman ne lui gâche ce chemin qui la sépare des retrouvailles. Elle entre dans la classe et ouvre grand les bras pour que sa petite s'y engouffre. Elle demande au maître si tout s'est bien passé, elles lui disent A demain et quittent, main dans la main, l'école pas toujours très maternelle. Parfois, elle a glissé un bonbon ou un petit gâteau dans sa poche, histoire de redonner un peu d'énergie pour affronter le long chemin qui mène à l'école des garçons. Elles discutent, sautillent, courent, font le concours de la plus aimable. Quand elles en ont le temps, elle font un petit détour à la boulangerie et c'est la petite qui, pour cela, veut bien être grande, va demander seule sa baguette pas trop cuite ; elles suivent ensuite un pointillé de papiers rouges collés sur le trottoir : il ne faut pas s'en éloigner, sinon, on a perdu. Ensuite, c'est une petite marche qu'il faut sauter puis un petit bord sur lequel il faut garder l'équilibre. Là, on est presque arrivé. Le cadet sort de l'école et quitte avec joie sa maîtresse revêche. En attendant le grand, il joue avec ses amis sur le trottoir. Elle répète souvent qu'il ne faut pas escalader les grilles qui longent la rue, qu'il ne faut pas jouer dans la voie de garage ni avec la grille de fer, parce que c'est dangereux. Elle le dit, le redit, mais gentiment, toujours, elle répète le danger, réitère la mise en garde. L'aîné sort, toujours le dernier parce qu'il oublie toujours quelque chose, sa blouse ou son manteau. Elle sourit, elle le connaît, elle s'attendrit. Ils rentrent tous les cinq, chacun racontant sa demi-journée.
    La table est déjà mise. Ils font un peu de musique et quand elle appelle A table, c'est sans crier, c'est en chantant. S'ils ne viennent pas tout de suite, elle attend, sans bouillir. Elle encourage à goûter les nouvelles saveurs, elle ne force pas, ne fait pas de chantage. Ils jouent un peu puis repartent à l'école avec un petit bonbon, pour se donner du courage. Elle les embrasse, de nouveau.
    Elle couche le plus jeune, joue avec la benjamine, lit des histoires, repasse, chante puis, quand l'heure des mamans approche, elle prépare le sac du goûter. Elle y met ce qu'ils aiment, ce qu'ils auront plaisir à déguster sur le chemin du retour. Une nouvelle fois, la porte se referme et le trajet se fait. Parfois, elle porte la plus grande sur son dos alors que la plus jeune est devant. Elles rient, toutes les trois parce qu'elles s'emmêlent jambes et bras.
    Au retour, il y a les devoirs. Elle prend du temps pour chacun, garde son calme. Souvent, c'est le chapitre difficile parce que chacun ressent la fatigue et qu'il faut être partout à la fois. Elle garde son calme, ne crie pas, explique qu'elle est fatiguée, rassure, console, encourage. Chaque soir, elle prend le temps de les embrasser, de les border, pour que les derniers mots de la journées soient du miel à entendre. Elle caresse leurs cheveux et leur redit qu'elle les aime. Puis la porte se ferme sur cette journée toute lisse. Elle est heureuse. Ils le sont aussi.
    Elle écoute et ne nie pas ce qu'ils lui confient. Elle ne tape pas, elle est contre la violence. L'homme ne bat pas sa femme, le maître ne bat pas son chien, elle ne bat pas la vieille dame qui l'énerve ni le boucher qui lui a vendu trop de viande et encore moins le motard qui lui a fait une queue de poisson, alors elle ne bat pas ses enfants. Elle sait qu'il n'y a pas de bonne fessée, pas de claque méritée. Elle accompagne, sans violence. Elle répugne à entendre ce qui se veut compliment, cette petite phrase ordinaire qui la frôle si souvent, cette petite phrase qui lui souffle que ses enfants sont bien élevés. Elle ne dresse pas.
    Quand elle s'énerve, elle s'éloigne, pour sauvegarder la douceur qui toujours les enveloppe. Elle ne veut pas qu'ils aient peur, elle veut qu'ils sachent qu'ils sont libres, qu'elle les aime, non pour ce qu'ils font mais pour ce qu'ils sont. Et que ce lien est indéfectible.
    Elle est douce et bienveillante et s'adresse aux enfants comme on donne une caresse.
    Elle est celle que je pensais être, avant d'être maman. Elle est celle que je ne veux perdre de vue parce que c'est elle que je veux être, toujours, en tout lieu, en tout temps. Pas seulement le
    30 avril. Pas seulement un jour par an. Même fatiguée, même malmenée par les tempêtes, je veux garder cette douceur pour qu'ils la gardent aussi, au plus profond de leurs souvenirs d'enfants en devenir. . . .



    5/10/2008

    16 mois de souvenirs avec Tiago ...

        

    pms ... fallait oser mais bon ... !

    Loup_2Elles attendent quoi ?

    A me vriller le dos
    A me tordre le ventre
    Toute la journée, cette fatigue ne me lâche pas

    L'odeur déjà qui se profile
    Les garnitures, pas loin
    La mauvaise humeur "Nan nan c'est pas d'vot fot' mais quand même, hein ?"

    Je mettrais presque le doigt, pour vérifier
    Mais quand même, hein..

    Du coup je file aux toilettes toutes les 5 minutes
    Et toujours rien

    Et merde de crotte chui naze
    Envie de rien

    Laissez-moi me rouler en boule
    Dormir
    Attendre que ça passe, que ça vienne..

    Mais elles attendent quoi ?

    [J'exagère hein, parce que j'ai pris un comprimé de Nurofen Flash, ça va mieux !]

     
     Douze fois par an

     

    5/6/2008

    A croquer

    C'est l'éternelle découverte qui me surprend comme au premier jour... Les premiers rayons, ceux qui poussent à chercher l'ombre, ceux qui brûlent la peau, ceux qui donnent à rêver d'un point d'eau, d'une source de fraîcheur. Les premiers rayons qui pointent sans scrupules les vitres salies par les anciennes intempéries et le temps poussiéreux, ceux qui font sourire des gros manteaux pendus dans l'entrée, qui font déserter le cocon douillet réchauffé par la promiscuité, qui dessinent des images de pieds nus dans des chaussures légères, de mains qui caressent les brins d'herbe encore nourris de l'eau de l'hiver, de paupières baissées pour affronter la lumière et de pique-nique pour laisser courir les petits comme ils devraient pouvoir le faire chaque fois qu'ils en ont besoin ou envie, se laisser rouler sur une pente, jouer à tourner la manivelle qui fait pleurer la fontaine, vider exprès les bouteilles pour le plaisir de les remplir encore, faire un petit tour savourant l'exception, grignoter ce qu'il n'y a jamais dans les assiettes en picorant à sa guise au hasard du grand panier, entendre ma soeur chanter son bonheur de pique-niquer et cueillir des pâquerettes et des boutons d'or censés nous révéler notre penchant pour le beurre, regarder mon ti loulou croquer dans son sandwich avec application et oublier qu'on a bien vu que chacun a retrouvé ses mauvaises habitudes et que le calme est sans doute en apnée...

    5/5/2008

    Lundi matin chagrin

    matin difficile apres un beau week end ensoleillé passé bien trop vite à mon goût
    tu t'endormais contre moi chez la nounou, on a joué les prolongations de câlins
    Encore tout empli de sommeil, tu t'es blotti contre moi tes petites mains jouant   tantôt avec les boutons de mon
    gilet tantôt avec ma chaîne, tes yeux ne demandaient qu'à se fermer,

    quel doux moment que j'aurai aimé prolonger, sentir tes ptites mains courir dans mon cou,
    et ton ptit corps tout chaud collé sur mon ventre ......
    une semaine recommence ....

    allez courage jeudi en famille et un week de trois jours nous attend .....

    Super la mer de sable au fait, Tiago a adoré, promis Amélie dès que je trouve le courage je poste mon fameux billet sur les portes monnaies ;)

    Merci encore copains d'avant, j'ai retrouvé ma meilleure amie de collège, gros bisous Stéphanie !!! bon maintenant on est un peu grandes pour le tuyau d' rrosage mais je serais capable encore si si !!!! je suis heureuse de t'avoir retrouvée sincèrement .... et merci pour ton ti comm et oui je te confirme tjs aussi amoureuse de Tom ;)

    Promis Sandra, après de multiples bug , j'ai enfin réussi à poster ce billet et file au lit, mais je me brosse les dents avant !

    Aahhh j'oubliais Nathan est né aujourdhui !!! Bébé deux de Maud&Vincent !!! il est trop choux !!! encore bravo a vous 2, Erwan a un pti frangin magnifique ! Des que j'ai des photos je vous montre sa trogne ! Bisous a toute la famille !